Romelu Lukaku n'a pas été par quatre chemins. "Je n'ai pas reçu de ballon. Avant la pause, nous avons été tout simplement dramatiques. Il ne faut pas chercher d'excuse. Ce n'était pas nous. On a mis plus d'intensité en deuxième période. Aujourd'hui, on a fait la différence mentalement. C'était difficile devant ce public. Cela constitue un vrai test. Tout le monde revient et le coach va devoir faire des choix. Il y aura de la concurrence dans pas mal de secteurs."

Witsel : "Mon travail a payé'

Monté au jeu à la 59e minute de la victoire 1-2 de la Belgique contre le Danemark, Axel Witsel a réussi son pari d'être prêt pour l'Euro. Le milieu de Dortmund a pu refouler un terrain 159 jours après sa rupture partielle du tendon d'Achille contre Leipzig. "C'est fantastique pour moi et cela montre que tout mon travail durant cinq mois a payé", a souligné Witsel au micro de la RTBF.

Montrant peu souvent ses émotions, Witsel ne pouvait pas cacher le sourire sur son visage au moment de se présenter à l'interview. "C'est normal après avoir mis autant de souffrance dans mon travail. C'est fantastique pour moi d'être de retour et cela montre que tout mon travail durant cinq mois a payé. Les sensations étaient bonnes et je dois juste encore prendre du rythme."

Monté à la place de Leander Dendoncker, l'ancien joueur du Standard a tout de suite amené de la sérénité à l'entrejeu belge qui prenait l'eau face aux Danois. "En première période, il n'y avait pas assez de mouvement et nous pouvions montrer beaucoup mieux. Nous avons tout donné en seconde période pour revenir au score. Nous avons souffert mais il faut parfois savoir gagner de cette manière", a ajouté Witsel.
Avec 30 minutes dans les jambes jeudi, le joueur de 32 espère être de la partie lundi contre la Finlande pour le dernier match du groupe B. "Je suis prêt à enchaîner et je n'attends que ça", a assuré Witsel.

Martinez : "On a pu être nous-mêmes en seconde mi-temps "

La Belgique s'est fait très peur jeudi au Parken Stadium de Copenhague mais s'est imposée 1-2 contre le Danemark, validant par la même occasion son ticket pour les huitièmes de finale de l'Euro. Menée après un rapide but de Yussuf Poulsen, l'équipe belge n'a presque pas existé dans le premier acte mais s'est réveillée dans le second grâce à Kevin De Bruyne, monté à la mi-temps et auteur d'un assist et d'un but.

 Roberto Martinez a loué la réaction de son équipe. Les Danois ont littéralement marché sur la Belgique lors des 45 premières minutes. "Je pense qu'ils ont tiré un vrai avantage de jouer à domicile. C'est peut-être compliqué à expliquer pour ceux qui ont regardé le match à la télévision mais pas pour ceux qui étaient présents au stade, où l'ambiance était incroyable. Je pense que l'équipe a été un peu déboussolée par l'ambiance mise par les fans et mise sous pression par les Danois. Le début de match a été riche en émotions", a expliqué Martinez en évoquant les circonstances particulières liées au malaise cardiaque d'Eriksen samedi dernier.

"Les Danois ont imprimé un rythme élevé en début de match, avec un pressing très haut. Ils étaient plus rapides que nous. Cela ne fait aucun doute que c'est une équipe très talentueuse et elle l'a prouvé avec une très bonne synchronisation et de beaux mouvements, avec Poulsen et Braithwaite notamment", a analysé le Catalan.


Le sélectionneur a toutefois apprécié la réaction de sa phalange en seconde mi-temps. "Nous avons montré un caractère incroyable et mis beaucoup de coeur. C'est une victoire qu'on peut chérir, elle peut nous rendre encore meilleurs en tant qu'équipe. En seconde mi-temps, on a enfin pu être nous-mêmes, montrer notre mentalité. Et quand vous avez trois joueurs qui comptabilise près de 300 caps sur le banc, cela fait aussi la différence."

Monté à la mi-temps, Kevin De Bruyne a été le moteur de la remontée belge avec un assist et un but. "Nous n'avons forcément jamais douté de son talent mais le voir déjà à ce niveau est incroyable. Il ne semblait pas avoir subi de blessure récemment, quel plaisir de le voir jouer comme ça."

Jason Denayer, préféré à Dedryck Boyata, pourtant auteur d'un match abouti contre la Russie, a offert le premier but au Danemark après même pas 120 secondes de jeu. "Jason Denayer a joué deux très bons matches contre le Danemark récemment (deux victoires en Ligue des Nations fin 2020, ndlr). Dedryck Boyata avait le profil parfait pour défier la Russie, ce qu'il a très bien fait. Denayer a été coupable d'une grosse erreur en début de match mais ça arrive en football car c'est un sport qui repose là-dessus. Mais sa réaction a été bonne et c'est ça l'important."

Les Diables, assurés de voir les huitièmes, sont premiers du groupe B avec six unités et n'auront besoin que d'un point lundi contre la Finlande pour s'assurer de la première place.