Quand les Diables ne gagnent pas, l’œil de Roberto Martinez est en général assez noir dans la conférence de presse qui suit. Samedi à Dublin, il y avait de la compassion. Celle du père qui doit gronder après un bulletin décevant sans se mettre en colère.

Le sélectionneur a reconnu qu’il y a eu "de bonnes et de mauvaises choses" côté belge. Mais il a préféré s’attarder ce qu’il a aimé. "L’attitude des joueurs m’a plu. C’est juste dommage d’avoir arrêté de jouer à un moment. On donnait moins de solutions au porteur du ballon et on bougeait moins. On a permis aux Irlandais de revenir dans le match en leur offrant de bons moments où le public a pu pousser."

En général, Martinez n’aime pas trop parler des joueurs individuellement, surtout si vite après un match. Mais samedi à l’Aviva Stadium, c’est lui-même qui a distribué les bons points à Mangala, monté au jeu pour le dernier quart d’heure. "J’ai été très surpris par Orel sur le plan individuel. Pendant le match mais lors de toute sa semaine à l’entraînement. Il joue tous les matchs en Bundesliga et ça se voit. Son développement est impressionnant."

Plusieurs joueurs, en manque de temps de jeu en club, ont d’ailleurs souffert. "On aurait aimé qu’Alexis (Saelemaekers) joue plus que 45 minutes mais ça n’a pas été possible. Jason (Denayer) a aussi eu du mal dans les dix dernières minutes. Il faudra qu’on l’aide en équipe nationale pour avoir des minutes de jeu vu ce qu’il se passe à Lyon pour lui. On aura aussi besoin de lui pour les matchs du mois de juin. Globalement, je suis content de Jason et Dedryck. Ils ont fait leur job derrière."