Romelu Lukaku s’est notamment exprimé sur l’avenir des Diables rouges. "Ma plus grosse crainte est de voir beaucoup de joueurs décrocher", avoue-t-il au quotidien britannique. "Je vis toujours avec un sentiment de revanche après la Coupe du Monde en Russie, où nous avons peut-être raté notre chance. Nous avons beaucoup de joueurs qui ont 30 ans ou plus, surtout en défense. Kompany a mis un terme inattendu à sa carrière. Je me demande dans quelle direction nous irons à l’avenir. Il y a maintenant quelques jeunes gars qui arrivent et qui trépignent d’impatience. Ça m’excite quand même."

Big Rom revient également sur son passage à Manchester United. "Il y a un an, quand je jouais encore en Angleterre, on disait que j’étais fainéant, que je ne courais pas. Ici (à Milan) dans le vestiaire, on dit que je suis celui qui travaille le plus. J’ai progressé, mais vous avez toujours le même Rom' en face de vous."

"Dans le football, il se passe des trucs bizarres, mais pour moi, c’est quelque chose qu’il faut expliquer aux générations futures : il faut que tu aies un contrôle total sur (le choix de) ta destination. Il faut t’assurer que tu ailles quelque part où toutes les pièces du puzzle font sens. Vous voyez ce que je veux dire ? On a vu le résultat à United. On a vu ce que j’ai fait. Si on me regarde maintenant, on a une autre image. On voit la personne en entier, on voit le potentiel en entier. Tu vois ce que j’aurais pu faire en Angleterre."

"Dès le premier match amical contre LA Galaxy, c’était ‘Oui, mais…’", explique-t-il. "Tout le monde était si sympathique, d’Ed Woodward aux propriétaires, à Matthew Judge, à José Mourinho, à Ole (Gunnar Solskjaer) et son staff, à tout le monde à la cantine. Ils étaient si gentils avec moi. Mais tout ce qu’il y avait autour était si négatif."

"Ils disaient que j’étais lent. Je me disais : ‘Moi, lent ?’. Moi qui savais suivre le tempo de United. Il y avait beaucoup de petites choses où je me disais : ‘Il y a quelque chose qui cloche’. Si j’étais lent, je n’aurais pas marqué ce deuxième but face au Shakthar Donetsk en demi-finale (de l’Europa League), je n’aurais pas provoqué ce penalty face à Séville. Toutes ces petites choses, c’était juste trop. Je me suis dit : ‘M****, je m’en vais’."

Sous la houlette d’Antonio Conte, Romelu Lukaku semble avoir franchi un nouveau palier. L’attaquant avoue même que l’entraîneur italien avait déjà essayé de l’attirer à la Juve, puis deux fois à Chelsea. "Cet été où j’ai signé à Manchester, j’attendais Chelsea. J’avais reçu une deadline d’Everton, le 6 juillet ou quelque chose comme ça. Il ne s’est rien passé et puis tout à coup Sky (Sports) annonçait un accord entre Everton et United. Dix minutes plus tard, je vois : ‘Chelsea tente de se faufiler dans l’accord’. Mais à ce moment-là, il était déjà trop tard. J’avais déjà donné ma parole à M. Woodward et à tout le monde à United. Ils étaient premiers."