Un politique en pleine campagne électorale n'aurait pas fait mieux. Romelu Lukaku a séduit beaucoup de monde, ce lundi soir, durant son passage sur le plateau de La Tribune par écrans interposés. Invité pour évoquer le titre de l'Inter mais aussi la perspective de l'Euro et la progression de la jeunesse anderlechtoise, le Diable a régalé son auditoire avec un discours humble, lucide et drôle par moments.

Auteur de 27 buts et 9 assists cette saison, il a surtout énormément progressé dans le jeu en pivot. "Je n'ai jamais eu de souci avec cette critique récurrente sur mon jeu dos au but. J'ai toujours préféré attaquer la profondeur, prendre la défense de vitesse. Mais dans le système de jeu du coach, c'était clair: je devais être fort dos au but sinon j'étais sur le banc."

Mais comment a-t-il travaillé cet aspect de son jeu pour en faire, en l'espace de quelques mois, un point fort plutôt qu'une faiblesse ? "Pendant trois mois, j'ai consacré trois jours par semaine d'entraînement à cet aspect de mon jeu. En un contre un, avec Ranocchia ou De Vrij dans mon dos. On utilisait la machine qui lance des ballons aux gardiens pour m'envoyer des balles à 30 ou 40km/h. Et j'avais deux ou trois touches de balle pour contrôler et remiser vers les milieux de terrain. Et le déclic a fini par arriver. C'était aussi une question de concentration et de prise d'information. Maintenant, avant même que le ballon m'arrive, je sais vers où il va devoir repartir."


Interrogé sur le meilleur avant-centre du moment, Romelu n'a pas besoin de réfléchir longtemps avant de donner sa réponse: "Karim Benzema, sans hésiter. Ce qu'il me manque pour atteindre son niveau ? Aller plus loin en Ligue des Champions, notamment."