L'attaquant des Diables s'est confié exclusivement et sans langue de bois sur bon nombre de sujets au micro de Sky Sports.

Le racisme, son départ de Manchester United, sa vie en Italie,... Romelu Lukaku n'aura éludé aucun sujet pour la chaîne britannique Sky Sports au micro de Paul Gilmour. Voici quelques passages clés de cette interview.

Le racisme

"Je pense que l'année dernière a été une année triste pour le monde en général. Beaucoup d'incidents inutiles se sont produits, en particulier dans le football où je suis très attentif de ce qui se passe. Cette année, nous devons faire mieux et nous devons agir. Nous devons éduquer les gens. L'éducation est la clé contre le racisme. J'ai de la chance d'avoir été à l'école et j'ai été dans une école où nous avions plus de 50 nationalités différentes. Je n'ai jamais essayé de discriminer qui que ce soit, cela n'avait pas d'importance. La religion, la race, la sexualité, cela n'avait pas d'importance pour moi. Si tu es cool pour moi, je suis cool pour toi. C'est une leçon que j'enseignerai à mon fils. Personne n'est différent, tout le monde est le même. Il suffit de se respecter. Si la personne ne vous aime pas, ne lui parlez pas. Mais s'il est cool avec toi, alors tu peux rester avec lui" indique le buteur avant de revenir sur les incidents qui ont émaillé le football italien ces derniers mois.

"L'Italie a un gros potentiel pour être une grande ligue comme elle l'était avant, mais nous devons tous travailler ensemble pour garder tous ces gens ignorants hors du stade. Cela s'est également produit aux Pays-Bas, dans un match en deuxième division. J'ai parlé au gars à qui c'était arrivé et je lui ai dit: `Tu as bien fait de quitter le terrain et de célébrer devant ces gens ignorants'. Je pense que nous devons tous prendre les choses en main. Je ne pense pas qu'il faut laisser ce travail de lutte contre le racisme aux fédérations. La Hollande a fait un excellent travail avec tous leurs joueurs. Parfois, dans d'autres pays, en tant que joueurs, nous devons prendre les choses en main."

Son départ de Manchester United

"Je devais me redécouvrir moi-même. L'année dernière a été difficile pour moi sur le plan professionnel, car les choses ne se passaient pas comme je le voulais et je ne jouais pas aussi bien. J'ai donc dû trouver en moi-même ce qui manquait et j'ai conclu qu'il était temps pour moi de changer d'environnement", révèle celui qui a quitté Manchester pour rejoindre l'Inter Milan l'été dernier. 

"J'ai pris ma décision vers le mois de mars et je suis allé au bureau du coach. Je lui ai dit qu'il était temps pour moi de trouver autre chose. Je n'étais plus performant et je ne jouais pas. Je pense qu'il valait mieux que les deux parties se séparent. Je pense que j'ai pris la bonne décision. Manchester voulait faire de la place dans le noyau pour intégrer des jeunes joueurs donc je pense que c'était une situation qui arrangeait tout le monde au final."

Ses meilleurs entraîneurs

"Quand je pense aux entraîneurs que j'ai eu, l'image de Roberto Martinez, Ronald Koeman et maintenant Antonio Conte me vient en tête. Je pense que Jose Mourinho, s'il avait eu les joueurs qu'il voulait, aurait fait mieux que ce que nous avons fait. Mention spéciale pour Steve Clarke car il m'a donné l'opportunité de jouer en Premier League à 19 ans" souligne Lukaku qui n'oublie pas de remercier également... Ariel Jacobs !

 "Je ne peux évidemment pas oublier mon premier entraîneur à Anderlecht, Ariel Jacobs, qui m'a donné la chance quand j'avais à peine 16 ans. Il m'a appelé alors que j'étais à l'école et m'a dit un truc du genre, 'Yo, tu dois venir avec la première équipe', et il m'a fait jouer tout de suite. Ce sont les entraîneurs que je respecterai pour toujours. Je n'ai jamais eu de problème avec un entraîneur."