Capitaine, buteur, sauveur. Appelez-le comme vous le voulez. Romelu Lukaku était l’homme à tout faire des Diables sur le sol islandais.

"Le match n’était pourtant pas facile", souffle-t-il au micro de la RTBF et de VTM. "On savait qu’ils allaient être bien organisés. Ils ont joué avec cinq défenseurs alors que nous nous attendions à un 4-4-2. Ce système nous a rendu la tâche plus difficile. Nous avons su réagir lorsqu’ils ont égalisé."

Il résumait le sentiment du groupe par l’adage : "seuls les trois points comptent". Ici, on parle même de six unités vu la défaite des Anglais contre le Danemark.

"On est à nouveau premier du groupe. Nous avons réussi à oublier la défaite en Angleterre. Ce n’était pas simple après deux matchs sans victoire. Maintenant, nous devons tuer nos deux adversaires directs à domicile. Ce sera aussi l’occasion de prendre une revanche."

La Belgique peut lui dire merci. Sans son gros match, les Diables n’auraient pas été dans une si bonne situation au classement. "Je n’ai pas été galvanisé par le brassard mais j’ai fait mon job. Je connais ma place. Je donne tout pour l’équipe et je motive au maximum mes équipiers."

Il a profité de la maladresse de la défense adverse à deux reprises pour faire passer son compteur de buts à 55.

"J’avais eu l’ambition de battre le record (NdlR : le record était de 30 buts) à l’époque mais j’ai toujours mis la priorité sur les trophées. J’en veux un. Même si c’est la Ligue des Nations. Pourquoi ne pas essayer de le faire et d’en faire une source de motivation. Même si ça coûte de l’énergie. Nous en sommes capables avec l’effectif que nous possédons."

Porté aux nues cette semaine, Lukaku devait porter l’équipe en tant que seule superstar présente sur le terrain. "Je n’ai pas eu de pression spécifique. La clé, c’est de savoir ce qu’on ne sait pas faire. Il faut toujours vouloir faire mieux. La saison passée a été la meilleure de ma carrière, mais je peux encore faire mieux. Je me mets cette pression. Plus on travaille, plus on hausse son niveau de jeu. À 27 ans, j’arrive à mon pic de forme."