Pour la première fois de sa carrière, Matz Sels (29 ans) commencera un match en équipe nationale A. En l’absence de Koen Casteels, c’est lui qui peut jouer ce deuxième match amical.

Sels a déjà une cape à son actif : avant le début de l’Euro, Martinez l’avait fait monter à la 90e contre le Grèce "pour qu’il franchisse une barrière psychologique en vue de l’Euro", avait bizarrement justifié le T1.

Titulaire indiscutable à Strasbourg, cinquième en Ligue 1, l’ex-Anderlechtois réalise une très bonne saison. Il reste sur cinq clean sheets lors des sept derniers matchs avec les Alsaciens.

Pour le reste, Martinez n’a pas dévoilé les noms de son onze de base censé entamer la rencontre face au Burkina Faso. Le seul indice qu’il a donné est qu’il ne va pas changer grand-chose. "Il nous faut de la stabilité, et je veux voir si on a appris des fautes qu’on a commises en Irlande. On doit plus contrôler le jeu dans des moments difficiles."

Dedryck Boyata ne s’est pas entraîné avec le groupe, il a travaillé en salle. S’il a un petit bobo, il devrait laisser sa place à Bornauw ou à… Dendoncker, qui pourrait reculer d’un cran. Et en attaque, Martinez devra choisir un des trois éternels concurrents : Batshuayi, Benteke ou Origi. Vanzeir ne doit pas se faire d’illusions : ses 38 jours sans match en raison de sa suspension ne sont pas un argument pour l’aligner dès le coup d’envoi. "On croit en lui, mais je ne peux pas tenir compte de chaque cas personnel", dit Martinez.

En revanche, Vanzeir pourrait être un des six réservistes qui montent au jeu.

Et ceux qui n’auront pas joué du tout en 180 minutes, doivent-ils s’inquiéter en vue du Mondial ? "Si le Mondial se jouait demain, oui. Mais sept mois, c’est une éternité dans le football", a expliqué le sélectionneur.

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