Il est arrivé il y a presque une décennie chez les Diables Rouges. Neuf ans après, Simon Mignolet fait partie des cadres de la sélection même s'il en est le deuxième gardien. Il voit donc arriver petit à petit la nouvelle génération. "Je suis le plus âgé à l'entraînement. C'est mon rôle de guider les jeunes qui ne sont pas habitués à jouer dans ce système spécial avec trois défenseurs centraux. On travaille les automatismes mais ce n'est pas évident de tout règler en seulement trois jours", analyse le dernier rempart du Club de Bruges.

Depuis son baptême en Autriche le 25 mars 2011, la Belgique a changé de statut. "Si on doit jouer maintenant là-bas, tous les spécialistes prédiraient une victoire facile avec trois buts d'écart alors qu'à l'époque de mes débuts, on disait que les équipes se valaient", se souvient-il. Preuve d'une génération qui a accomplit de grandes choses mais qui vieillit. "La relève est déjà là. Denayer l'a montré, d'autres vont suivre. On sent que les jeunes ont envie de se montrer."

Face à la Côte d'Ivoire, "une très bonne équipe avec de grands noms disposant de qualités offensives", Mignolet sera titulaire comme au Danemark lors du dernier rassemblement national. Un temps de jeu de plus en plus conséquent. "Je saisis chaque opportunité que je reçois. Je joue plus que par le passé. C'est peut-être une récompense par rapport à ma patience, mon calme et mon travail."

Abordera-t-il sa 26ème selection avec le brassard de capitaine ? "Ce n'est pas important et ça ne changerait rien à mon jeu mais j'en serais fier", déclare-t-il.

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