Pour le volet financier de son plan, Martens prône pour une plus grande transparence

BRUXELLES Steven Martens, le secrétaire général de l'Union belge de football (URBSFA), s'est exprimé en public pour la première fois depuis son entrée en fonction le 1er mai dernier, via une vidéo de quelque sept minutes postée vendredi sur le site internet YouTube. L'Anversois y exprime sa vision du football belge et son plan de développement établi sur les quatre prochaines années. Ses ambitions principales pour l'URBSFA sont: "grandir et gagner davantage".

La partie "grandir" de son plan a pour but d'attirer plus de participants, mais aussi plus de gens concernés par le ballon rond, citant en exemple les besoins d'évolution du football féminin, l'intégration plus poussée des allochtones ou encore le développement des autres différentes formes de football (en salle, beach soccer, etc.)

Quand le nouvel homme fort de l'Union belge parle de "gagner", il s'adresse au sport professionnel. "Il faut augmenter et maximaliser le produit foot professionnel brut", explique-t-il, "notamment avec des stades plus accueillants et un merchandising plus profitable (...), tout ce qui fait que le foot lui-même puisse vivre mieux, mais aussi que toute la société en profite."

Il veut aussi s'attaquer à la problématique du nombre de footballeurs étrangers évoluant en Belgique, et qui est en augmentation constante depuis dix ans. "Cela veut dire que nous avons encore moins de jeunes qui peuvent réussir la transition entre les équipes d'âge et la première, ralentissant leur progression."

Suite à une double évaluation, d'un côté par un bureau externe de consultance, et de l'autre par la fédération européenne (UEFA), Martens a établi diverses conditions à remplir pour réaliser ces deux objectifs.

La principale concerne l'URBSFA elle-même. D'après son nouveau CEO, l'Union belge est "une organisation trop complexe, pas capable de prendre les décisions comme il faut à cause du trop grand nombre de partenaires et d'instances", analyse-t-il, osant une analogie avec le mécanisme communautaire de la Belgique. "Notre organisation doit être au service des membres et pouvoir conseiller de façon professionnelle les dirigeants, mais aussi les entraîneurs."

Pour le volet financier de son plan, Martens prône pour une plus grande transparence. "Tant en interne qu'en externe nous devons savoir où l'on investit et de quelle façon on communique à ce sujet."

Suite à la publication de ce plan, suivront de nouvelles consultations du secrétaire général, qui devront fixer les priorités et créer les bases des premiers changements, dont les effets sont attendus pour la saison 2014-2015.

© La Dernière Heure 2011