Enfin ! Les Diables connaissent leur adversaire pour les huitièmes de finale et ce sera un gros morceau: le Portugal. Forcément, le futur adversaire de la Belgique a aimanté toutes les questions durant la conférence de presse de ce jeudi. "Comme au Mondial, notre première place de groupe ne nous protège pas vraiment", admet Yannick Carrasco. "On est clairement dans la moitié de tableau la plus dense mais on va faire avec et se concentrer sur notre match. Comme on dit toujours, il faut gagner des matches difficiles si on veut aller loin, de toute façon."

Et Carrasco d'analyser le style des Portugais: "C'est une équipe assez complète, forte offensivement mais aussi capable de défendre avec un bloc bas solide. Mais nous aussi, on est capable de souffrir si nécessaire. On préfère développer notre jeu habituel avec ballon mais dans ce genre de choc, aucune équipe n'est capable de dominer pendant 90 minutes sans avoir le moindre temps faible. Il faudra savoir faire le gros dos et se montrer réaliste dans nos temps forts. Le Portugal a été bon en deuxième mi-temps contre la Hongrie et a montré un beau visage contre la France, surtout en première mi-temps. Mais n'oublions pas non plus qu'ils ont ramassé (sic) contre l'Allemagne. Maintenant, c'est la phase à élimination directe et plus personne n'a droit à l'erreur."

Enfin, concernant son duel avec Eden Hazard pour une place de titulaire, Carrasco affirme qu'il donne tout pour convaincre le coach: "Le sélectionneur aura dix joueurs de champ à choisir sur les 22 à sa disposition. Celui qui se retrouvera sur le banc n'aura qu'à s'en prendre à lui-même, ou pourra éventuellement en vouloir au coach, mais surement pas aux titulaires. J'ai toujours été de ceux qui font le maximum pour aider le gars qui est titularisé à leur place."


Alderweireld: "On devra être agressif"

Toby Alderweireld a ensuite succédé à Yannick Carrasco devant les journalistes. Le défenseur reconnaît que la soirée d'hier fut mouvementée: "Comme tout le monde, on a suivi les matches et vibré devant les rebondissements. Au final, on hérite du Portugal et il faudra qu'on se montre agressif et solidaire. On se souvient qu'on n'avait de toute façon pas eu un match facile contre le Japon, qui était pourtant un adversaire plus faible sur papier."

Pour le joueur de Tottenham, il ne faudra pas faire une fixation sur Ronaldo: "C'est toute leur équipe qui est expérimentée. Cristiano sera l'un des hommes à surveiller mais ce n'est pas le seul. Si le Portugal part avec un avantage grâce à son Euro remporté en 2016 ? Je vois les choses autrement: on a peut-être plus faim qu'eux. On veut absolument gagner un trophée pour ce pays."


Revivez la conférence de presse: