Alors que la Belgique s'apprête à débuter la deuxième édition de la Ligue des Nations par des matchs contre le Danemark (5 septembre) et l'Islande (8 septembre), Thomas Meunier n'a pas changé d'opinion concernant la compétition. "C'est une histoire de business, le calendrier est trop chargé", a-t-il déclaré mercredi à Tubize.

"Quand ils l'ont créée, je trouvais que c'était juste une histoire de business. C'est toujours l'idée que j'ai", a confié Meunier. "C'est juste pour jouer des matchs. Le calendrier est, pour moi, trop chargé. Et ce, depuis des années. Diminuer le nombre de match ne pourra que faire évoluer le football, ce n'est pas en augmentant le nombre de compétitions et ce genre de choses que l'on parviendra à obtenir automatiquement le meilleur de la part des joueurs et des clubs."

Le nouveau joueur de Dortmund craint même un grand nombre de blessures dans les mois qui viennent. "Je pense que ça va être de plus en plus récurrent. Physiquement, ce n'est pas supportable. Je vois des joueurs de 20, 21, 22 ans qui ont déjà des problèmes de cartilage, qu'on infiltre tous les six mois, qu'on opère au premier problème. Il faut trouver un juste équilibre dans tout ça. De mon côté, la version actuelle du football, le fait de gaver les gens avec autant de spectacle, ce n'est pas la bonne version."

Meunier lui-même revient d'une blessure musculaire subie en préparation. "Je me suis réentrainé individuellement avec Dortmund jusqu'hier. Tout s'est très bien passé. Pour moi, c'est de l'histoire ancienne. En espérant que ça reste aussi positif lorsque le tempo sera plus élevé."

Le latéral ne s'estime cependant pas en mesure de jouer deux matchs complets avec les Diables Rouges. "Il faut que j'agisse avec prudence", a-t-il indiqué. "J'ai eu six mois d'arrêt puis je me suis entraîné trois semaines et puis je me suis blessé. En commun accord avec Dortmund et l'équipe nationale, il est clair que deux fois nonante minutes sur un laps de temps si court, ce n'est pas possible. Le risque est trop grand sachant que je sors de ma réhabilitation. On va trouver un processus, la collaboration est bonne entre le club et l'équipe nationale, chacun connaît les besoins de l'autre. Sachant qu'après, ça va s'enchaîner aussi avec Dortmund."

Axel Witsel conseille aux jeunes joueurs de ne pas quitter trop vite la Belgique

Avec la sélection de Jérémy Doku (18 ans) et Landry Dimata (23 ans), mais aussi la présence dans l'équipe depuis l'an passé de Yari Verschaeren (19 ans), Roberto Martinez intègre petit à petit la nouvelle génération chez les Diables. "A ces jeunes, je leur dirai simplement de ne pas quitter trop vite la Belgique", a déclaré Axel Witsel, mercredi, en conférence de presse.

"Je prends l'exemple de Jérémy. J'ai déjà regardé quelques matchs. Je trouve qu'il a beaucoup de talent à son jeune âge. Je partirais sur le principe de bien progresser, de ne pas partir tout de suite à l'étranger dans un grand club et au final de ne pas beaucoup jouer. Il vaut mieux rester dans un top club en Belgique et jouer chaque week-end, voire tous les trois-quatre jours s'il y a une Coupe d'Europe. Faire deux-trois ans comme ça et puis voir pour aller un cran plus haut. Le fait qu'il soit déjà ici avec nous, c'est une bonne chose pour son évolution."

La Belgique disputera samedi contre le Danemark et mardi contre l'Islande ses deux premiers matchs de la deuxième édition de la Ligue des Nations. Lors de la première édition, les Diables Rouges avaient subi une défaite cinglante en Suisse (5-2) qui l'avait écartée du 'Final Four'. "C'est une compétition, on se doit de la prendre sérieusement. C'est clair qu'on va essayer de faire mieux que la fois précédente et de ne plus vivre une soirée comme on l'a vécue en Suisse", a commenté le médian de Dortmund. "Normalement on reprend d'abord en club et puis en équipe nationale. Les circonstances sont assez spéciales. On n'a pas le choix, on va prendre le match sérieusement. Le Danemark, ce n'est pas une petite équipe. Ce ne sera pas facile", a conclu Witsel.