Diables Rouges Réserviste au PSG, Thomas Meunier a retrouvé du plaisir en jouant tout le match.

De retour sur le flanc droit après avoir laissé sa place à Timothy Castagne, Thomas Meunier a vécu un match assez tranquille. Et complet, lui qui est cantonné au banc à Paris.

Physiquement, comment vous êtes-vous senti avec si peu de temps de jeu dans les jambes ?

"En fin de match, les vingt dernières minutes, ça devenait compliqué. Ça fait un mois que je n’avais plus pu jouer un match en entier. Ça me fait du bien de venir en équipe nationale, ne serait-ce que pour ça."

C’est la première fois que vous vivez une telle situation dans votre carrière professionnelle. Comment l’abordez-vous ?

"Quand tu es sur le banc, c’est comme quand tu es blessé. Le rythme des matches te manque mais tu dois essayer de compenser en semaine, travailler individuellement. L’équipe nationale me permet de retrouver les sensations, les contrôles, les passes… Ça fait vraiment du bien."

Le match n’était pourtant pas exceptionnel, c’est le moins qu’on puisse dire.

"Il y a eu beaucoup d’incompréhension et déchet dans la première demi-heure. On n’a pas toujours respecté les demandes de l’entraîneur. Avec un peu de bol, Saint-Marin aurait pu marquer. Ça a servi d’avertissement. On a achevé le match avec Nacer et Dries. Notre adversaire était carbonisé et quand tu as deux joueurs ainsi qui montent, c’est dur."

Le trio offensif n’a pas marqué de point.

"On a souvent gardé la même équipe avec Martinez. On a vu qu’il y avait un manque d’automatisme. Les joueurs venus du banc ont fait du bien."

On aurait pu imaginer que Januzaj et Origi allaient vouloir saisir leur chance à fond dans un tel match mais ils n’ont pas donné cette impression.

"Adnan joue très bien dans son club et Divock a reçu une belle prolongation de contrat à Liverpool. On est derrière eux et on sait qu’ils nous rendront service. Ce sont des joueurs d’instinct. Et là, ils doivent rentrer dans un système beaucoup plus tactique. On a pu voir que ce n’était pas facile."

Il risque d’y avoir du changement en Écosse, un match qui s’annonce plus difficile malgré ses résultats décevants.

"Je suis surpris par les résultats de l’Écosse. Sur papier, il y a une bonne équipe mais ça ne se reflète pas au classement. À domicile, j’imaginais qu’ils prendraient plus de points que ça. Mais bon, je ne veux pas nous porter la poisse en disant ça (rires)."

Quel sera l’objectif à Glasgow ?

"On va là pour les trois points. J’imagine qu’ils voudront venger le résultat contre la Russie. Il faudra être prudent. On pensait que tout irait comme sur des roulettes à Saint-Marin et on a bien vu qu’il ne faut jamais se laisser aller."