Les Diables rouges entament l'année de la Coupe du monde 2022, sans doute la dernière pour une grande partie de la génération dorée. Un Mondial qui doit permettre aux Diables de se réconcilier quelque peu avec leur public après les échecs douloureux de l'Euro et de la Ligue des Nations en 2021.

Dans un entretien accordé à nos confrères de la RTBF, Thomas Meunier est revenu sur les défaites face à l'Italie en quarts de finale de l'Euro et la France en demi-finale de la Nations League. Dans les deux cas, il estime que l'adversaire était supérieur : "L'Italie était meilleure que nous et nous n'avons pas été à notre niveau ce jour-là. On n'a pas joué le jeu qu'on devait jouer", regrette Meunier, titulaire dans la défense des Diables, "a contrario, ils ont été exemplaires et nous ont facilement mis en difficulté. C'était un peu un match passif et amorphe de notre part. C'est un très gros regret d'avoir perdu contre l'Italie. On pouvait rêver mais on a eu un jour sans."

S'il n'était pas présent quatre mois plus tard en Ligue des Nations, en raison d'une blessure, l'arrière droit de Dortmund estime qu'à 0-2, la Belgique ne peut plus perdre la rencontre : "On a eu deux ou trois occasions et on a mis deux buts magnifiques (NdlR: Carrasco à la 37e et Lukaku 3 minutes plus tard). Par la suite, ce qui nous fait défaut, c'est cette prestance, cette arrogance et ce charisme qui font que l'adversaire doit continuer à nous craindre et pas se dire qu'il peut reprendre le dessus. Normalement, à 0-2, une équipe comme la Belgique ne peut pas laisser une fenêtre de tir à une équipe comme la France. Malheureusement, c'est ce qu'on a fait. Mais comme je n'y étais pas, je ne sais pas quelles étaient les paroles du coach et du groupe à la mi-temps."

Alors qu'est-ce que la Belgique doit améliorer si elle veut espérer la prochaine Coupe du monde ? Pour Meunier, il faut prendre exemple sur les Bleus, tenants du titre : "En Belgique, quand on regarde l'Équipe de France, on parle souvent de l'arrogance française. Mais c'est un élément qui doit être important selon moi. Je ne vois pas cela comme de l'arrogance mais plutôt comme de la confiance, certes un poil exagérée. Mais c'est ce qui leur permet de ce dire : 'qui sont ces mecs, premiers au ranking mondial ? Peu importe, on va quand même se les faire'", explique l'ancien joueur de Bruges, "c'est un peu cela l'insouciance française, additionnée à leur confiance en soi car ils ont des joueurs qui prestent très biens dans les meilleurs clubs du monde. Des fois, on doit être un plus arrogants voire un peu plus fous, sans tomber dans l'irrespect. Cela nous ferait du bien de pas toujours être trop lisse parce qu'on a tendance à se sous-estimer."