Non, la décision de l’UEFA ne passe pas. Et les Diables rouges montent eux aussi au créneau. Cela a d’abord été le cas de manière assez symbolique, avec ce drapeau LGBT aux couleurs de l’arc-en-ciel déployé devant le centre national de Tubize, ce brassard arc-en-ciel présent aux côtés des joueurs (Hans Vanaken et Thomas Meunier) lors de la conférence de presse organisée ce mercredi. Un brassard qui sera porté par Eden Hazard, le capitaine belge, lors du huitième de finale de dimanche.

Aux actes, Thomas Meunier a également joint la parole. Avec le franc-parler qui le caractérise.

“On est au 21e siècle et les idées moyenâgeuses ont fait le temps”, a indiqué le latéral droit des Diables. “Il est temps d’accepter les gens comme ils sont. Ce qui se passe est un peu regrettable. Certains décisionnaires ont des œillères. Il ne suffit pas de mettre une pancarte ‘Stop au racisme’le long d’un terrain, il faut agir un peu plus et beaucoup ont peur de se mouiller. Or, c’est en prenant des décisions fortes que les différences se feront. Chacun a le droit à ses idées, ses opinions et ses envies.”

Ce n’est pourtant pas encore le cas à l’intérieur même des vestiaires de football, comme l’avoue lui-même le joueur de Dortmund. “Le problème, ce sont les mentalités. Elles ne sont pas prêtes. On a vu des joueurs faire leur coming out après leur carrière mais je déconseille à un footballeur de le faire pendant car les gens sont stupides. Je connais des mecs qui refuseraient de côtoyer un équipier homosexuel. Personnellement, je n’ai jamais eu l’occasion de fréquenter un joueur homosexuel dans une équipe où j’ai joué mais cela vient du fait que personne n’ose parler.”

Et il est temps que ça change.