Une reprise du gauche rageuse. Un petit tour sur lui-même puis deux poings, rageurs, qui se lèvent vers les tribunes pour expier la somme de toutes ses frustrations.

Orel Mangala en avait presque oublié le goût. Le troisième but de sa carrière le jour de son 82e match de Bundesliga n’a pas servi à grand-chose au final : si le milieu a réduit le score à 1-2 (38e), Leverkusen a sanctionné les manquements de Stuttgart justement pointés par le milieu : "On doit être concentré dès la première minute. À 1-2, le stade nous a poussés mais la mi-temps nous a fait mal."

Mais pour l’ancien Anderlechtois, l’important est ailleurs. Dans ses sensations retrouvées qui s’étaient évaporées en mars dernier.

À l’époque, sa saison accomplie en faisait un postulant plus que crédible à une place dans le groupe pour l’Euro à un moment où de gros doutes enveloppaient l’état de santé d’Axel Witsel.

Ce qui n’était qu’un petit pépin musculaire qui a motivé sa sortie contre Hoffenheim le 14 mars dernier s’est transformé en souci longue durée. Son absence qui devait se compter en jours a fini par se calculer en mois.

Et Mangala n’a retrouvé la compétition que le 12 septembre à Francfort. Vingt minutes intéressantes mais marquées par une perte de balle fatale.

"Il ne faut pas oublier qu’il a été longtemps absent", l’avait alors défendu son entraîneur Pellegrino Matarazzo : "On a aussi vu à quel point il pouvait résister au pressing et qu’il était calme sous pression, ce qui nous permet de structurer notre jeu."

Et dans celui de Stuttgart, le rôle de Mangala semble destiné à évoluer. Lui qui a souvent formé une paire de récupérateurs complémentaire avec Endo a été repositionné un cran plus haut en soutien du duo d’attaquants Karazor - Endo. Ce qui rappelle en creux sa polyvalence. Un atout de plus qui n’aura pas échappé à Roberto Martinez.