Roberto Martinez, lui, n’a pas pris le mot "abordable" en bouche.

"C’est un tirage difficile, dit notre coach fédéral, présent à Doha. Il faudra être au top pour nous qualifier pour le prochain tour. Mais ce sont des matchs fantastiques en raison des liens qui existent entre les différents pays. Le Maroc compte de nombreux joueurs ayant un lien avec la Belgique, il y a même un membre du staff (NdlR : Moussa El Habchi, l’ex-analyste vidéo) qui était avec nous en 2018."

Martinez se méfie surtout du Canada. "Ils vont arriver au Mondial en surfant sur la vague d’enthousiasme qu’a provoquée leur qualification. Ils ont réalisé un parcours parfait. Ils ont été très réguliers. J’ai été impressionné par leurs victoires face au Mexique et aux États-Unis."

La Croatie reste une équipe redoutable, estime notre sélectionneur. "J’ai constaté qu’ils ont des joueurs qui ont récemment été élus ‘homme du match’ en Ligue des champions. Ils voudront poursuivre sur leur lancée de 2018. Et ils ont pu tester les conditions de jeu au Qatar au mois de mars (NdlR : 1-1 contre la Slovénie et 2-1 contre la Bulgarie lors d’un mini-tournoi pour lequel la Belgique a refusé l’invitation)."

La suite du tirage n’a pas trop amusé Martinez. "Les adversaires potentiels de la première partie du tableau étaient un rien plus abordables que l’Espagne ou l’Allemagne et ensuite éventuellement le Brésil. C’est un parcours très difficile contre les plus grosses pointures au monde, mais il faut l’assumer. C’est le football international."

La seule chose qui lui a plu est le fait de pouvoir entamer le tournoi un peu plus tard, le mercredi 23 novembre contre le Canada, en étant placé dans le groupe F.

"C’est la bonne nouvelle. Cela signifie que notre préparation est plus longue et que nous pourrons peut-être jouer un match devant nos supporters avant de partir. J’attends avec impatience le début de la préparation."