Après Jan Vertonghen, Axel Witsel et Eden Hazard, un quatrième Diable va faire son entrée dans le club 100 : Toby Alderweireld (31 ans) jouera son centième match, onze ans après le premier contre le Chili à la Kirin Cup. "Je m’en souviens encore bien. Il y avait aussi Stijnen, Roelandts ; Mujangi Bia, Simons… On avait fait 1-1."

C’était une autre époque. Il a fallu quelques années pour que le défenseur anversois se rende compte du potentiel de l’équipe nationale. "J’ai commencé à penser qu’on pouvait faire quelque chose de grand quand Wilmots a repris l’équipe. On voyait qu’on évoluait tous très bien en club. Ensemble, on se sentait capable de battre n’importe qui sur un match."

L’apothéose (actuelle) de cette génération reste aussi son plus grand souvenir chez les Diables : "Le quart de finale contre le Brésil était fantastique. Il y avait une telle énergie de notre côté. En plus, on a gagné comme les anciennes grandes équipes belges le faisaient : avec de grosses valeurs défensives."

Back droit sous Wilmots, Alderweireld est aujourd’hui l’un de nos leaders dans l’axe. Si pas LE leader depuis la retraite de Kompany. Il ne pourra malheureusement pas être fêté sur la pelouse mardi, mesures sanitaires obligent. Il aura par contre un jour sa… statue à Ekeren, sa ville. "Des gens ont proposé qu’on remplace la statue de Léopold II par la mienne. Franchement, ça m’a bien fait rigoler. Si ça devait se concrétiser, je serais fier. Mais pour mériter une statue, il faut gagner un truc (sourire)."