Reporté de douze mois à cause de la crise sanitaire, l’Euro n’a jamais semblé aussi incertain. Oui, il sera maintenu. Mais dans quelles conditions ? Car depuis janvier, la multiplication des variants du Covid-19 sème le doute sur l’évolution de la pandémie. De nombreuses restrictions de déplacement perturbent d’ailleurs déjà les calendriers sportifs. Or, les 24 nations participantes voyageront vers douze stades différents.

Officiellement, l’UEFA maintient ses plans initiaux et a seulement décalé, de mars à début avril, le moment de définir "ville par ville" son protocole sanitaire. Outre les "bulles" pour les équipes et les médias, désormais incontournables, quatre scénarios sont envisagés : "100 % de spectateurs dans le stade, 50 à 100 %, 20 à 30 % ou le huis clos". Sauf que l’UEFA ne contrôle ni l’évolution sanitaire, ni les politiques des douze pays hôtes, qui peuvent à tout moment interdire l’entrée sur leur territoire ou imposer des mesures de quarantaine incompatibles avec le bon déroulement de l’Euro.

Selon certains, un regroupement en un seul lieu paraît inévitable, mais il poserait des difficultés juridiques et économiques. Alors l’UEFA prendrait le risque de maintenir son projet jusqu’au bout. Il ne reste désormais plus qu’à patienter encore quelques semaines pour y voir plus clair.