Après Saint-Pétersbourg deux fois et Copenhague une fois, les Diables rouges poursuivront donc leur tour d’Europe à Séville, dimanche, pour leur huitième de finale.

La chaleur y sera accablante puisqu’on y prévoit encore 30 à 32 degrés au coup d’envoi sur le coup de 21 h. C’est beaucoup, mais c’est toujours moins qu’en journée, quand le thermomètre grimpe parfois jusqu’à 40 degrés en Andalousie.

Au-delà des fortes températures, c’est surtout l’état de la pelouse du stade de la Cartuja qui inquiète. Elle est apparue irrégulière, très sèche et même parfois jaunâtre lors des premiers matchs de cet Euro, alors qu’elle était pourtant parfaite mi-avril pour la finale de la Coupe du Roi.

Une dégradation qui serait due aux fortes chaleurs, d’une part, ainsi qu’à l’exigence de Luis Enrique. Le sélectionneur espagnol aurait souhaité qu’elle soit coupée (trop ?) court pour favoriser la circulation rapide du ballon, élément indispensable pour toutes les équipes qui aiment la possession, dont la sienne. Sauf que tout cela a finalement eu l’effet inverse puisque le gazon a, par endroits, été brûlé.

"Cela nous pénalise"

"L’état du terrain ne nous aide pas, je le regrette […] Quand je vois que les joueurs ne peuvent pas contrôler le ballon…", a déploré Luis Enrique après le nul blanc contre la Suède. Rodri a abondé : "Ce n’est pas une excuse mais elle n’est pas dans le meilleur des états et cela nous pénalise."

La Roja devra dompter cet élément, demain contre la Slovaquie, si elle veut se hisser en huitième de finale.

Après ça, l’UEFA et les instances sévillanes, aidées par les nombreux jardiniers réquisitionnés pour l’occasion, tenteront évidemment d’encore améliorer le gazon d’ici dimanche, mais c’est un paramètre dont les Diables rouges devront eux aussi tenir compte. Eux qui aiment tout autant avoir la possession…