Jan Vertonghen sait que les 15 millions exigés par l’Ajax freinent le club anglais

BRUXELLES Quand ce transfert sera-t-il donc réglé ?

En temps normal, l’attention serait sans doute tombée autour d’autres questions, à l’instar de celles touchant au brassard de capitaine que Jan Verthongen portera pour la première fois vendredi (voir ci-dessous).

Pris de vitesse par les avances de Tottenham et les réclamations de ses patrons néerlandais, le joueur ajacide tentait, tant bien que mal, de réserver ses préoccupations aux Diables et au match de vendredi. “On parle de nous un peu partout mais sincèrement, on préfère tous penser aux deux matches qu’il nous reste à jouer. De mon côté, je crois d’ailleurs que les choses ne bougeront pas avant le match de Wembley.”

Alors que le manager de Tottenham rencontrait les dirigeants de l’Ajax lundi, Jan Vertonghen sait pourtant que les événements pourraient se précipiter.

Jan, où en est votre transfert que certains annonçaient comme une simple formalité ?

“Sincèrement, je n’en sais pas plus que ce qui est dit dans les journaux. J’ai dit et redit que Tottenham avait ma préférence, mais les négociations n’ont pas encore avancé. Tout le monde sait que c’est l’Angleterre qui me fait rêver.”

D’après certains, vous avez promis de rester à l’Ajax si la piste de Tottenham venait à se refermer.

“Pas du tout. Je maintiens simplement que le club londonien reste ma priorité. C’est peut-être naïf de présenter les choses comme cela, mais j’ai été sensible à tout ce qu’ils m’ont présenté. Ils m’ont fait visiter le club, j’ai rencontré toutes les cadres de Tottenham, le manager était encore monté dans un train ce lundi pour me rencontrer. Je fonctionne aux sentiments : le choix du cœur, vous le connaissez.”

Arsenal reste une possibilité ?

“Oui, si on échoue de l’autre côté. L’Ajax demande 15 millions pour mon transfert. Tottenham ne pourra sans doute pas les mettre après avoir raté la C1. J’espère que cela pourra s’arranger, mais je ne vais pas me battre avec l’Ajax. Après toutes ces belles années, c’est la dernière chose que je souhaite. S’il le faut, j’irai jusqu’au bout de mon contrat et je partirai gratuitement dans un an.”

Même si le FC Barcelone vient frapper à la porte ?

“Franchement, beaucoup de clubs se sont informés à mon sujet mais le Barça, c’était du vent. Vous savez, je ne vais pas sur les sites internet, je demande simplement à mon manager de m’appeler. Et Barcelone n’a quasiment jamais bougé.”

On murmure que Frank de Boer veut aussi vous retenir.

“Pas du tout. Il m’a dit que c’était le moment de m’envoler. Je sais tout ce que je lui dois. Quand j’étais dans le creux en octobre, c’est lui qui m’a relevé.”

Frank de Boer appartient à la même génération que Marc Wilmots. Vous voyez des points communs entre les deux hommes ?

“C’est trop tôt pour le dire. Marc est l’homme qu’il nous fallait : le parfait motivateur, le meneur d’hommes. En équipe nationale, on n’a pas vraiment le temps de travailler. Sincèrement, si l’on pouvait continuer avec lui, ce serait parfait. En plus, son humour est fabuleux.”

Tant pis pour Gerets ?

“Gerets, je ne le connais pas. J’ai plein d’échos positifs, mais je ne sais pas où on en est.”



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