Via une pétition, les Diables exigent que Philips s'excuse !

Diables Rouges

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Via une pétition, les Diables exigent que Philips s'excuse !
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Le CEO de l'UB a vexé les joueurs en disant que les huit blessures étaient "de bizarres coïncidences"

Envoyé spécial en Azerbaïdjan Yves Taildeman

BAKU La relation entre les Diables Rouges et René Vandereycken est intacte, mais celle entre les joueurs et les patrons de la Fédération se détériore de plus en plus. Avant le match contre l'Azerbaïdjan, les joueurs ont transmis une pétition à Jean-Marie Philips, CEO de la Fédération, dans laquelle ils exigent des excuses de leur patron pour ses déclarations de la semaine passée.

Philips avait déclaré que les blessures des huit joueurs avant les matches sans intérêt en Pologne et en Azerbaïdjan, étaient de bizarres coïncidences. Le lendemain, il y avait ajouté que ces joueurs seraient suspendus pour les matches de ce week-end en club. Pour cela, il se basait sur une règle de la Fifa.

Non seulement les clubs se sont fâchés, mais les joueurs entre eux n'ont pas apprécié les mots de Philips non plus. "Est-ce que des radios ne suffisent pas pour démontrer une blessure ? ", se demandaient-ils. Lorsque Philips répétait, après la Pologne, qu'il n'avait rien dit de mal, les joueurs sont passés à l'acte. La pétition a été lancée par les huit joueurs blessés. Via un fax, ils ont envoyé leurs signatures à l'hôtel des joueurs, qui y ont ajouté leurs 21 signatures. Vandereycken n'a pas été impliqué dans l'initiative. Il s'agissait purement d'un mouvement des joueurs.

Philips a annulé son discours et n'est pas allé dans le vestiaire

C'est la première fois de l'histoire que les joueurs de l'équipe nationale font un tel geste. Auparavant, des litiges concernant des primes ou des droits d'images avaient toujours été réglés par une délégation de quelques joueurs, qui s'était mise à table avec le président de la Fédération. La pétition la plus connue de l'histoire du football belge a été tenue dans le vestiaire d'Anderlecht, en 2001. Quelques joueurs voulaient se débarrasser d'Aimé Anthuenis, mais leur action avait échoué.

Philips, qui avait déjà parlé avec Vandereycken et avec Goor à l'aéroport de Katowice, comptait s'expliquer devant le groupe avant le match contre l'Azerbaïdjan, afin de clarifier ses propos. Mais Vandereycken le lui a défendu. Là-dessus, le CEO envisageait de s'adresser au groupe après le match, mais vu la pétition qu'il a reçue, il a annulé son discours. Après le match, il a l'habitude de passer dans le vestiaire. Mais mercredi, Philips ne s'y est pas montré. Tout cela pour dire que la tension est réelle.



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