Wilmots voulait rester optimiste

BRUXELLES “J’avais déjà connu ça en politique. Quand j’étais sénateur, j’ai passé quelques nuits blanches... Je préfère être sur le terrain.”

Marc Wilmots a réenfilé, l’espace d’une journée, son costume de négociateur.

“Ça avait été beaucoup plus vite à Francfort, pour fixer le calendrier de la dernière campagne. Ici, c’était difficile car quatre équipes se tiennent de très près... Dans ce genre de négociations, il faut laisser parler et intervenir au bon moment.”

Comme Leekens, Wilmots préférait retenir les points positifs, même si les Diables ne sont pas les mieux lotis.

“Moi, je suis satisfait. Surtout quand on voit ce que la simulation nous avait offert ! On aurait dû très vite affronter des ténors en déplacement... Cela ne nous convenait pas. On voulait commencer à l’extérieur car à la maison, les joueurs sont nerveux et le résultat est souvent un partage. Un autre de nos souhaits était d’affronter la Croatie assez vite, car elle dispute un grand tournoi. Ses joueurs vont donc avoir des vacances prolongées, ils seront décalés et ne seront pas bien préparés en septembre. J’ai quand même disputé quatre Coupes du Monde et je suis bien placé pour savoir qu’après un tel tournoi, ce n’est pas du tout évident de relancer la machine et de retrouver la motivation ! En arrivant ce matin, une autre de nos exigences était de jouer ici pour le dernier match. C’est ce qui arrivera : nous recevrons les Gallois.”

Concernant Marc Wilmots lui-même, le tout est de savoir s’il sera encore le T2 des Diables au début de la prochaine campagne... C’est la seule question à laquelle il n’a pas voulu répondre hier.

© La Dernière Heure 2011