Marc Wilmots attend beaucoup du match de prestige et de remise en forme face à la France.

France - Belgique n’est qu’un match amical, mais rassurez-vous : Marc Wilmots veut le gagner. Non seulement pour justifier la deuxième place de la Belgique au classement Fifa, mais également parce qu’il s’agit d’un match de prestige pour lui et, surtout, parce qu’il veut des Diables au sommet de leur forme à Cardiff.

"Je partage l’avis d’Eden Hazard", expliquait Wilmots à sa conférence de presse d’avant-match. "Je veux qu’on supprime les matches au mois de juin. Tout le monde est en vacances; c’est difficile de se motiver. Mais vu le niveau de la France et les 80.000 personnes, mes joueurs devront s’arracher pour obtenir un bon résultat. C’est la meilleure façon de se relancer avant le pays de Galles."

Pendant la semaine , Wilmots et Deschamps ont joué un petit jeu en s’échangeant le rôle de favori. Wilmots, hier : "Les France - Belgique de ces dernières années ont toujours été serrés. Les deux derniers se sont terminés par un 0-0. Au fond, Deschamps me ressemble pas mal: aussi bien la Belgique que la France sont retombées amoureuses de leur sélection. Quand j’ai repris les Diables, je voulais remettre la Belgique sur la carte du football mondial. Maintenant, je ressens le respect des autres pays, où que j’aille en Europe. Je ne dis pas que nous allons gagner l’ Euro - des attaquants deviennent des tueurs à 27 ans, les nôtres ont une moyenne d’âge de 21 à 22 ans - mais on ne peut plus connaître de trou de 12 ans sans grand tournoi."

Wilmots a une relation particulière avec le Stade de France. Le 18 mai 2002, avant le départ au Mondial au Japon, il y avait marqué le 1-2. "Je venais de me faire opérer une troisième fois au ménisque, raconte Wilmots. La presse avait écrit que j’étais trop vieux, que je ne retrouverais plus mon niveau. Cela m’a bien motivé. J’avais besoin de temps de jeu et j’avais donc demandé à mon entraîneur (NdlR : Robert Waseige) de me laisser 90 minutes sur le terrain, même si j’étais mauvais. C’est ce qu’il a fait. Après 30 minutes difficiles, j’ai trouvé mon deuxième souffle. Et j’ai marqué le 1-2 à la 88e via une frappe dans la lucarne. C’était le meilleur moment avant de partir au Mondial…"