La course contre-la-montre a débuté pour le capitaine et pour Thomas Vermaelen

Ce sera, à coup sûr, le feuilleton des prochains jours, qui tiendra en haleine la Belgique entière : Vincent Kompany jouera-t-il la huitième de finale contre les États-Unis mardi ?

La question se pose aussi pour Thomas Vermaelen, mais elle est moins importante car même s’il est rétabli, le joueur d’Arsenal ne devrait pas trouver de place pour lui dans le onze de base. Un éventuel retour de Kompany a évidemment une toute autre importance…

Hier, Vermaelen a trottiné seul sur le terrain, pour la première fois depuis sa blessure aux adducteurs contractée contre la Russie. Kompany, lui, a suivi un programme individuel loin des terrains, notamment avec du travail musculaire dans la piscine du Paradise Resort.

"C’est impossible pour moi, à l’heure actuelle, d’estimer leurs chances de participer au match de mardi", avançait, prudent, Marc Wilmots. "Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’espère récupérer les deux joueurs lundi, pour l’entraînement de la veille du match. Vincent est embêté par ce problème physique mais il a une énorme envie de jouer."

La course contre-la-montre a commencé et il faut espérer que Lieven Maesschalck, le faiseur de miracles, puisse remettre les deux joueurs sur pied. Ce qui semble possible vu la nature de leur blessure, dévoilée par le sélectionneur : "Il s’agit, dans les deux cas, d’une surcharge musculaire. En les faisant jouer, on ne peut pas leur faire plus mal, la situation ne peut pas être aggravée. Moi, j’ai joué pendant un an avec une surcharge aux abdominaux. Si ce n’est pas dangereux pour la santé des joueurs, je suis donc prêt à prendre des risques."

La tendance est donc plutôt à l’optimisme pour Kompany (et Vermaelen). À un bémol près, dévoilé par Wilmots lui-même : "C’est un huitième de finale de Coupe du Monde. On ne peut pas se permettre de ne pas être à 100 %. A 80 %, ça ne suffira pas."

Même pour Vince the Prince ?