Marc Wilmots a terminé ses essais. Certains joueurs devront se montrer

BRUXELLES “Ce n’est pas pour moi qu’ils devront jouer. Là-dessus, je peux tout de suite vous rassurer.” Alors que le Monténégro l’attend ce soir, Marc Wilmots sait pourtant que le groupe de joueurs a choisi, directement ou implicitement, de se ranger comme un seul hom- me derrière lui. “Malheureusement, ce ne sont pas les joueurs qui décident. De toute façon, T1, T2, T46, cela ne change rien, je fais le même travail que par le passé. Je préfère d’ailleurs qu’ils jouent pour l’amour du maillot et du pays. Mon cas ne m’intéresse pas.”

Reste que la marque de fabrique de Wilmots est désormais posée. Bonne ambiance mise à part, l’ancien joueur de Schalke 04 mettra ce soir certains joueurs au pied du mur sans qu’il ne soit question de simple répétition, de match amical ou de banc d’essais. “On n’est pas là pour s’amuser. Il y a un temps pour tout. Et là, je n’ai pas envie de rire. Certains joueurs ont l’occasion de se montrer. La période des tests est quasiment terminée, c’est maintenant que les places se dessinent.”

Et alors que chacun tentait, hier, de sortir les noms d’Hazard, de Fellaini, de Witsel du panier, Marc Wilmots n’avait que le mot de collectif collé aux lèvres. “Ce que je fais avec Hazard, je ne le fais pas pour lui, je le fais pour l’équipe. Vous savez comme moi que les places de numéro 3, 6, 8, 10 seront les piliers. C’est clair que Marouane et Axel devront aussi diriger. J’attends d’eux qu’ils coachent, qu’ils prennent leurs responsabilités. Je veux voir un bloc. Tant que les joueurs adhèrent à ma philosophie, c’est le principal. S’ils aiment travailler avec moi, tant mieux, mais cela ne compte pas.”

Seul maître à bord, au point de parfois passer pour un capitaine abandonné, Marc Wilmots préférait ne pas se retrancher derrière son travail de solitaire. “C’est vrai que j’ai un peu mal de tête. Je n’ai pas d’adjoint, mais j’ai tout un staff autour de moi qui fournit un travail monstrueux que vous ne voyez pas. Moi, je n’ai pas changé en quatre jours. Je fais le même travail depuis deux ans et demi. Si je l’avais pu, j’aurais bien joué avec eux, mais le physique ne suit plus.”

Et comme pour rappeler que son discours n’a pas bougé d’un iota, Wilmots pointait encore le public pour placer les Diables devant leurs responsabilités. “J’ai envie qu’il y ait des familles, des enfants. C’est pour eux qu’ils doivent jouer. Je veux les voir dominer.”



© La Dernière Heure 2012