Marc Wilmots doit battre tous les records de popularité. Toutefois, comme lorsqu’il était joueur, il garde les pieds sur terre. Même dans les heures qui ont suivi la qualification.

"Quand je suis rentré à la maison - vers 1h30 - tout le monde dormait, dit-il. J’ai allumé la télévision et j’ai ouvert une bouteille de champagne. J’ai bu deux verres. Puis, j’ai regardé les résultats des autres matches aux télévisions française et allemande. Puis, j’ai vu l’enthousiasme dans toutes les villes. Cela m’a procuré beaucoup de plaisir d’observer la joie sur les visages de mes compatriotes."

En se levant , samedi, une belle surprise l’attendait. "Ma fille avait déployé un grand drapeau belge sur la table de la cuisine et avait déposé une assiette dessus. On a donc déjeuné sur ce drapeau. Puis, j’ai fait 400 kilomètres pour voir mon fils (NdlR : qui évolue à Visé en U15) jouer à Roulers. Ma vraie fête, je la garde pour mardi, quand tout sera terminé."

Dimanche, une autre belle surprise l’attendait. "L’émission Téléfoot sur TF1 avait consacré tout un sujet à l’équipe nationale belge. Lizarazu a dit que nous étions un exemple. Samedi soir, la chaîne allemande ZDF avait fait la même chose. C’est la preuve qu’on force le respect."

Le respect est si grand que tout le pays veut que Wilmots resigne jusqu’en 2016. "Moi, je ne parlerai pas de contrat avec la Fédération avant le mois de janvier. J’ai assez de travail entre-temps : la préparation des matches contre la Colombie et contre le Japon, ainsi que la préparation du Mondial."

Insister n’a aucun sens. "Moi, je reste calme. Je ne comprends pas pourquoi on parle déjà de cela. Je suis en fin de contrat en 2014. Si on parle en janvier, c’est largement assez tôt, non ? Je n’y ai même pas encore réfléchi. Je suis pas sans emploi; j’ai encore à manger tous les jours et même trois fois par jour…"