La sécurité a été renforcée à Neerpede pour l’entraînement des Diables.

L’entraînement des Diables Rouges était ouvert au public dimanche. Mais pour accéder aux terrains de Neerpede, il fallait montrer patte blanche aux policiers présents à l’entrée du complexe. La sécurité avait été renforcée suite aux attentats terroristes qui ont eu lieu vendredi à Paris. La firme de sécurité présente sur le site était venue avec des chiens.

Vu la grosse affluence, les supporters n’ont pas été refroidis. L’entraînement s’est déroulé normalement. Comme tout le monde, Marc Wilmots et ses Diables Rouges ont été choqués par ce qui s’est passé pendant qu’ils jouaient contre l’Italie. Mais the show must go on.

"J’ai fait comme tout le monde : j’ai suivi les médias en apprenant heure par heure le nombre de morts", commente Marc Wilmots. "Mais je crois qu’il ne faut pas avoir peur. Il faut continuer à vivre, à faire des matches. Et on doit jouer l’ Euro en France. On ne peut pas tomber dans une panique. Sinon, il faut tout arrêter. Il faut travailler et se battre pour que cela n’arrive plus. Il faut évidemment que la sécurité soit assurée, mais la France est avertie. Tout sera mis en œuvre pour que l’ Euro se déroule normalement."

C’est aussi l’avis de Jason Denayer, qui a été touché plus directement par les attentats.

"J’ai directement appelé la famille que j’ai à Paris. J’ai des oncles, des cousins et j’étais inquiet car ils habitent juste à côté du stade de France. Mais heureusement tout allait bien", explique le défenseur. "C’est difficile pour les familles des victimes. Tout ce qu’on peut faire, ce sont des prières. Bien sûr, l’ Euro a lieu en France et c’est là-bas que cela s’est passé. Mais bon, cela n’arrive pas qu’en France et chaque fois c’est bouleversant. La France va tout mettre en place pour régler le problème."

Il n’empêche qu’il y a quelques mois à peine, ce sont les Diables qui jouaient sur la pelouse du stade de France…

"Cela fait peur", admet Toby Alderweireld. "Normalement, des drames se passent loin de nous. Mais ici, Paris est tout près. Vendredi, dès qu’on est rentrés dans le vestiaire, on nous a raconté ce qui s’est passé. On a aussitôt oublié le match contre l’Italie. Dans le car, on suivait les infos sur les journaux télévisés. Les deux premiers jours, on n’a parlé que de cela."

Dans ces conditions, il semble bien compliqué de se concentrer sur l’échéance à venir contre l’Espagne. Mais les Diables assurent qu’ils y arrivent.