Wilmots n’a pas peur du public : “On a survécu aux 90.000 spectateurs de Wembley. Mais il faudra aller au combat...”

BELGRADE Marc Wilmots comptait s’entraîner à portes ouvertes dans le stade gigantesque de l’Étoile Rouge de Belgrade mais a changé d’idée en dernière minute. Il allait sans doute s’entraîner pour la première fois de la semaine avec son onze de base.

Le coach fédéral n’a dévoilé qu’un poste, hier : Courtois jouera au but. Et il a fait une seconde confession : “Je pourrais opter pour deux attaquants.”

Il passera donc à un 4-4-2 avec Benteke comme centre-avant et Hazard comme deuxième attaquant.

Une chose est sûre : malgré l’hostilité qui régnera dans le stade, les Belges ne vont pas s’enterrer. “Le but est de faire le jeu et de jouer de façon offensive en monopolisant bien le ballon, dit Wilmots. Mais tout cela, cela dépendra de l’adversaire. On devra surtout éviter des bêtes pertes de balle pour ne pas qu’ils puissent nous tuer via des contre-attaques. Évitons aussi de leur donner des coups francs et méfions-nous de leurs arrières latéraux, Kolarov et Ivanovic...”

Les statistiques de la Belgique face à la Serbie ne sont pas rassurantes. “Les pays slaves ne nous conviennent pas, confirme Wilmots. Ce sera un de nos matches les plus difficiles. Ils sont très patriotiques mais entre-temps, mes joueurs le sont également. Je ne parle pas d’une guerre, mais il faudra aller au combat. Si la mentalité n’y est pas, nous ne devons même pas commencer le match. Pendant les cinq ou six derniers matches, on a montré qu’on n’a pas peur des duels.”

le public ne jouera-t-il pas un rôle ? “On a survécu aux 90.000 supporters de Wembley. Des ambiances pareilles, c’est devenu notre monde. Mes joueurs aiment cela, du moment que le fair-play est respecté.”

La conclusion de Wilmots : “Un point n’est pas mauvais, mais je ne serai vraiment content qu’avec trois points. Disons que c’est du 50-50. Et si on perd ? Bien sûr que ce ne serait pas une catastrophe : ce n’est que la 3e journée…”



© La Dernière Heure 2012