Le Diable avait déjà connu la même mésaventure : il aurait pu signer au Real Madrid en 2012, mais le transfert avait capoté.

"Plus longue est l’attente, plus grande est la récompense. La vie continue."

Telle fut la première réaction d’Axel Witsel, partagée sur son compte Twitter, à son transfert avorté. Se sachant coincé au Zenit au moins jusqu’en janvier, il était bien obligé d’aller de l’avant, pour se remobiliser pour le match des Diables.

Mais mercredi soir, sur le coup de 23h et des poussières, quand il a appris dans les locaux de la Juventus que le transfert ne s’était pas conclu, le Diable a connu une énorme déception. Certainement une des pires de sa carrière, sur le plan personnel.

Cela faisait trois mercatos que des clubs négociaient avec le Zenit pour acheter l’ex-Rouche. Cette fois, tout était enfin réuni pour qu’un départ soit acté. Le joueur avait depuis un petit temps un accord personnel avec la Juventus. Ce n’était pas signé, mais cela lui permettait de gagner du temps une fois que les deux clubs auraient trouvé un terrain d’entente.

C’est ce qui s’est produit dans la journée de ce 31 août. Le Zenit et la Juventus sont tombés d’accord sur le montant de 20 millions d’euros. Seulement voilà, les Russes se sont subitement mis à faire traîner la clôture du dossier. D’abord en prétextant qu’il fallait trouver un remplaçant. Puis le Zenit est même revenu sur sa parole en voulant rediscuter le montant de 20 millions.

Cela a rendu Axel Witsel d’abord inquiet, puis très amer. Car voyant que les discussions étaient très bien avancées, le Diable avait déjà lancé plusieurs démarches, notamment celles concernant son déménagement de Saint-Pétersbourg à Turin. Il n’imaginait pas une seule seconde, plus tôt dans la journée, qu’il ne signerait pas à la Juve.

Ce n’est pas la première fois que Witsel vit ce genre de mésaventure. Quand il était à Benfica, il avait été très proche de signer au Real Madrid. Les avancées étaient très concrètes, mais le transfert ne s’était pas conclu. Il avait fini par rejoindre le Zenit, poussé dans le dos par le club portugais, soucieux d’empocher 40 millions…

Quatre ans plus tard, Witsel est toujours calé en Russie. Il espère qu’il pourra en sortir en janvier, à six mois de la fin de son contrat. Et si là encore, les Russes ne lui font aucun cadeau, ce sera au pire au mois de juin… Du gâchis, vraiment.

"Le Zenit a refusé 25 millions"

Axel Witsel est revenu sur son transfert avorté à la Juventus : "J’ai été un peu surpris de jouer. Je suis rentré à 2 h du matin de Turin. Et le coach m’a demandé si j’étais apte à jouer et je lui ai répondu par l’affirmative. Aujourd’hui, j’étais bien dans ma tête, le reste était plus difficile. Je tiens à remercier la Juventus qui a tout fait pour m’avoir. C’est juste dommage que le Zenit ait refusé 25 millions d’euros alors qu’il ne me reste plus qu’un an de contrat. Je suis déçu car qu’on on va à Turin pour passer des tests, on se voit déjà signer à la Juventus. Je ne vais pas déprimer. C’est le destin. Je sentais avant 23 h que ca allait être difficile. La Juventus a pourtant tout fait. Ses dirigeants ont été très classes. Mettre 25 millions pour moi et refuser ? Tant pis pour le Zenit. Je ne sais pas qui a dit non. Ils n’ont pas trouvé de remplaçant."