Le Liégeois a atteint ce total à 27 ans et 232 jours. Les plus grands joueurs belges ont patienté bien plus longtemps…

L’événement est un petit peu passé inaperçu, mais Axel Witsel a fêté, jeudi dernier, sa septante-cinquième cap avec l’équipe nationale. Il est le onzième joueur belge à atteindre un tel total mais surtout le premier à le faire aussi rapidement.

Face à l’Espagne, le milieu de terrain liégeois n’avait que 27 ans et 232 jours et devance nettement tous ses prédécesseurs, à commencer par Jan Ceulemans, le recordman d’apparitions avec les Diables Rouges, qui avait patienté jusqu’à ses 31 ans et 226 jours pour afficher le même niveau.

L’exploit est d’autant plus beau qu’il n’a pas gratté des minutes de jeu à gauche ou à droite pour y parvenir. Lors des cinq dernières années, il n’a raté que deux rencontres : Belgique - Tunisie juste avant le début de la Coupe du Monde brésilienne et Belgique - Corée du Sud, où Marc Wilmots avait fait tourner son équipe, déjà qualifiée pour les huitièmes de finale du même Mondial.

Peu de joueurs peuvent se vanter d’afficher une telle régularité. Outre ces deux absences, il n’a débuté qu’un match sur le banc des réservistes, c’était lors de la réception d’Israël avec une montée au jeu à vingt-quatre minutes du terme.

L’histoire entre Axel Witsel et l’équipe nationale avait commencé sur les meilleures bases. En mars 2008, René Vandereycken l’avait repris pour un match amical face au Maroc (défaite 1-4). Monté à la pause, il n’avait mis que quatre petites minutes pour inscrire le premier de ses sept buts.

Le tout à seulement dix-neuf ans. "J’avais été un petit peu surpris d’être sélectionné. Je n’étais pas particulièrement stressé, juste impatient de pouvoir enfiler ce magnifique maillot", nous disait-il en mai dernier, conscient que "le temps passait vraiment très vite".

Durant ces huit années, le Liégeois s’est imposé comme l’un des pions indispensables de la ligne médiane, où il peut jouer à merveille le relais du sélectionneur. "Un cerveau", comme le précisait d’ailleurs régulièrement Marc Wilmots. Son plus beau moment, il l’a certainement vécu en Autriche, où il avait planté un doublé alors que la Belgique tentait de se qualifier pour l’Euro 2012.

Si ses détracteurs considèrent qu’il a trop tendance à ralentir le jeu, les différents coaches fédéraux lui ont tout le temps fait confiance. Ce qui est, finalement, le plus important…