L'ancien standarman a-t-il renoncé aux Diables en rejoignant la Chine ? Rien n'est moins sûr. Et vous, qu'en pensez-vous ?

Voilà une facette du métier de sélectionneur que Roberto Martinez a découvert dès les premiers jours de son mandat. Le 31 août dernier, l’Espagnol avait bluffé quant à la présence d’Axel Witsel au Heysel face à l’Espagne. Plutôt que de s’entraîner, le Diable avait préparé la rencontre dans un hôtel de Turin en attendant l’épilogue du feuilleton concernant son avenir, ce qui n’avait pas empêché Martinez de le titulariser. Comme il l’a fait à chaque fois depuis, ne se passant jamais du milieu qui est le seul joueur de champ avec Jan Vertonghen à n’avoir pas manqué la moindre seconde de jeu depuis l’arrivée du sélectionneur. Le milieu apparaît indispensable. Continuera-t-il à l’être en rejoignant le championnat le plus rémunérateur au monde mais qui reste une compétition de seconde zone ? Poser la question revient à y répondre et Roberto Martinez va devoir résoudre un casse-tête chinois.

Sa prochaine liste ne manquera pas de piments : en dehors du compartiment offensif, l’entrejeu reste le secteur de jeu le plus concurrentiel des Diables avec Witsel, Fellaini, Dembélé, Nainggolan, Tielemans, Dendoncker voir De Bruyne. L’argument du vécu dans le groupe va forcément entrer en ligne de compte. Pourra-t-il surpasser celui de la forme du moment dans des rencontres au niveau incertain ? Derrière le choix financier assumé par le joueur se cache la logique sportive.

Le Diable est une sorte de précurseur : les internationaux de premier rang qui ont rejoint la Super League étaient essentiellement brésiliens ces dernières années. Que ce soit Paulinho, Renato Augusto, Alex Teixeira ou Hulk, tous ont été convoqués en Seleçao. Comme Graziano Pellè qui a rejoint la Chine cet été et qui doit lui son absence avec la Squadra Azzura à une brouille avec son sélectionneur. Preuve qu’il ne faut peut-être pas enterrer si vite la carrière internationale de Witsel…