Ce soir, Axel Witsel va peut-être manquer ses premières minutes de jeu depuis le début de la campagne.

"Le coach va peut-être faire un peu tourner et donner du temps de jeu à ceux qui n’ont pas beaucoup joué en équipe nationale ou en club", confirme le Diable Rouge. "Je pourrais terminer la campagne avec 100 % de temps de jeu, mais je dois aussi penser à mon club. On joue vendredi contre le CSKA."

Avec Courtois et Vertonghen, vous n’êtes que trois à avoir tout joué.  

"Cela prouve que je suis important. Le coach m’a fait confiance et je lui ai rendu sur le terrain. Il m’a mis en n°6, un poste qui me convient vraiment bien. Je suis satisfait de ma campagne."  

Avec le forfait de Kompany, il fallait désigner un capitaine. Avez-vous pensé au brassard ?  

"Cela m’aurait fait plaisir, mais le sujet n’a pas été abordé. Ce n’est pas important et ce n’est pas nécessaire pour être un leader."  

Quel a été le meilleur moment de la campagne ?

" Le dernier évidemment. Avec cette victoire en Croatie et cette qualification pour le Mondial. On a porté le coach en triomphe car il le méritait : on est sur le terrain, mais il a sa part aussi. Les autres temps forts de la campagne ? Le match en Serbie, car on a été malmenés en début de match avant de s’imposer, et le match en Écosse, car c’était un tournant."  

Entre votre premier titre avec le Standard et la qualification pour le Mondial avec les Diables, quelle performance vous a donné le plus d’émotions ?  

"C’est difficile. Peut-être le titre, parce que le Standard attendait cela depuis vingt-cinq ans. La qualification pour le Brésil, je ne réalise pas encore. Avant, on la regardait à la télé ou on la jouait à la Playstation… Maintenant, on va la jouer !"  

Quelle nation rêvez-vous d’affronter ?  

"C’est encore loin. Je pense d’abord à être champion en mai avec le Zenit tout en me préparant bien pour le Brésil. Je profiterai des vacances en décembre pour bien recharger les batteries. Mais si je devais choisir une équipe, je dirais le Brésil. Là-bas, cela doit être chaud…"  

Avant cela, il y a une dernière rencontre, quasiment pour du beurre, contre le Pays de Galles.  

"Il ne faudra pas se laisser emporter par l’euphorie des supporters, qui vont certainement mettre le feu. On doit prendre un point, pour le classement Fifa, mais devant notre public on veut finir en beauté avec une victoire. Il ne faudrait pas gâcher la fête. C’est dingue de voir autant de monde à l’entraînement. Avant, on avait autant de supporters… pour nos matches. Terminer avec 28 sur 30, ce serait magnifique."  

De quoi aller au Brésil avec de grandes ambitions ?  

"Il ne faut pas s’emballer. La Coupe du Monde, ce sera encore un autre niveau. Mais on n’ira pas là-bas pour faire de la figuration."  

Pour la grande majorité des Diables, ce sera une première de vivre ensemble pendant un mois.  

"On s’entend tous très bien et l’ambiance est excellente, donc ce ne sera pas un problème. On n’a pas l’expérience d’une telle compétition, mais cela peut être un avantage. On ne se mettra pas la pression."