Axel Witsel apparaît de plus en plus incontournable en équipe nationale

BRUXELLES Il a profité des quelques heures de repos accordées par Marc Wilmots dimanche pour se ressourcer chez lui à Liège et pour changer de coiffure. “J’en avais marre de la grosse touffe” , précise-t-il. “Une copine a pu me faire ces tresses. Cela fait un peu mal, mais j’aime bien. J’avais déjà fait ça il y a quelques années.”

Touffu ou tressé, le joueur du Zenit Saint-Pétersbourg devrait à nouveau retrouver le poste de milieu défensif ce soir contre l’Écosse. Un rôle où il avait particulièrement brillé vendredi à Belgrade. “Tout le monde sait que je préfère jouer un peu plus haut, mais j’obéis aux ordres du coach. Si c’est pour aller à la Coupe du Monde, je veux même bien prendre les gants et m’installer dans le but.” (rires)

Ce poste de numéro 6 pourrait lui revenir de plus en plus souvent chez les Diables. Marc Wilmots et beaucoup d’observateurs estiment que c’est sa meilleure place. “Je sais en effet que le coach m’aime bien à ce poste” , sourit l’ancien Standardman .

Comme Vincent Kompany qui avait compris après plusieurs années qu’il pourrait devenir l’un des meilleurs du monde s’il acceptait de reculer définitivement derrière, Axel Witsel devra sans doute faire un choix, tôt ou tard. “Je n’étais pas capable de prendre cette place de milieu défensif quand j’étais plus jeune. Je n’étais pas prêt physiquement. Là, je me sens assez fort pour le faire. Au Zenit, c’est également à cette place que Luciano Spalletti m’avait mis lors du dernier match de championnat contre Krasnodar. Avec l’absence de Denisov (NdlR : envoyé dans le noyau B pour avoir critiqué les salaires de Hulk et... de Witsel), je serai peut-être amené à rester là aussi en club.”

Au Marakana vendredi, le Liégeois avait affiché toutes les qualités du médian défensif moderne : placement, calme, relance et coaching. “Je parle de plus en plus sur le terrain. C’est obligatoire quand tu joues à ce poste. Marc Wilmots m’a aussi demandé d’être l’un de ses relais sur la pelouse, avec Vincent Kompany. Je donne les consignes. Est-ce que je deviens un leader ? Je ne sais pas, mais cela ne me dérange pas tout du tout de prendre ce statut en équipe nationale.”

Axel Witsel n’avait d’ailleurs pas hésité à participer au changement de position rapide d’Hazard en Serbie. L’artiste de Chelsea avait retrouvé le flanc après avoir démarré comme numéro 10 dans l’axe du jeu. “Eden est encore jeune et il doit encore comprendre certaines choses. Actuellement, il n’a pas encore la faculté de bien défendre en perte de balle. C’est pourtant nécessaire quand tu joues au centre du terrain.”

Ce soir, une rencontre totalement différente attend les Diables. La rugueuse Écosse après la frivole Serbie. “Je ne connais pas encore très bien cette équipe, mais je l’imagine très costaude et capable de courir partout et longtemps. Pour gagner, on devra faire circuler le ballon vite et bien. Il faudra aussi être patient et ne pas se ruer vers le but à la moindre occasion. On pourrait alors se ramasser des contres meurtriers. Ce serait bête car on perdrait tout le bénéfice du succès à Belgrade si on ne parvenait pas à battre les Écossais.”

La patience est heureusement une vertu qu’Axel Witsel connaît bien après être resté immobile une heure et demie sur un siège dimanche pour se faire tresser les cheveux...



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