Didillon: "Pas loin d’être héroïques"

Thomas Didillon est fier du contenu proposé par son équipe.

Interview > Romain Van der Pluym

Thomas Didillon est fier du contenu proposé par son équipe.

Dans cette rencontre un peu folle, on a presque oublié un élément important de la défense d’Anderlecht : Thomas Didillon. Le gardien français du Sporting a sorti des ballons chauds à plusieurs reprises, maintenant son équipe dans le match dès les premières minutes.

C’est en cadre du vestiaire qu’il s’est expliqué après le match avec un thème récurrent : la mentalité affichée par ses équipiers.

Comment décrivez-vous ce que vous avez vu sur la pelouse ce dimanche ?

"On a fait preuve de caractère. Le travail a été réalisé, et en équipe. Je n’avais jamais joué à 10 aussi longtemps et pourtant on n’a jamais eu le sentiment d’être en infériorité numérique."

C’est un peu ce qu’on s’est dit depuis la tribune…

"Nous étions bien organisés et tout le monde s’est donné à 100 %. Les gars se sont arrachés pour faire toutes les courses défensives. Je suis fier d’eux. Même offensivement, on a fait bloc quand on se projetait. On ne peut pas parler d’héroïsme mais on n’en est pas loin."

Le plus difficile n’a-t-il pas été de marquer après avoir été rejoints au score ?

"Notre plus grand mérite est que nous sommes allés chercher la victoire à ce moment-là. Je pense que, niveau kilométrage, les joueurs de champ ont bien scoré."

Les trois derniers matchs vont-ils faire office de déclic pour la fin de saison, voire plus tard ?

"La saison n’est pas sauvée pour autant mais il faut s’appuyer sur les trois derniers matchs et nos qualités d’organisation lors de ceux-ci. Il faut rester mesuré et on fera les comptes à la fin. Penser que ce sera facile serait une erreur. Je suis confiant qu’en mettant les mêmes ingrédients et en se donnant comme ça à chaque match, on sera dans le bon."

Vous ne comptez pas vous reposer sur ce seul bon résultat des playoffs…

"Nous devons encore améliorer beaucoup de choses. Je pense, par exemple, que nous devions tuer le match. Je trouve cela gratifiant de se voir monter en puissance mais il ne faudra pas perdre notre lucidité. Nous avons encore trois gros tests. On verra ce qu’on a dans le ventre."

Que vous est-il passé par la tête lors de l’expulsion de Bornauw ?

"J’ai cru que tous les vents soufflaient contre nous (sourire). Nous avons été assez forts pour ne pas tergiverser et passer directement à la suite. Pareil à la pause, nous sommes remontés sur le terrain avec une grosse motivation. Ça s’est vu dans le chef d’un gars comme Elias (Cobbaut), qui a tout donné malgré son manque de rythme."

N’est-ce pas fou de se dire que la rouge vous a reboostés ?

"Si ça a fédéré l’équipe, tant mieux."

Comment mesurez-vous l’impact de Belhocine ?

"Depuis que Karim est là, il nous insuffle de la motivation. Il est revenu à une efficacité, à la réalité du terrain. Ce retour aux fondamentaux était nécessaire. Les lignes sont serrées, on fait le boulot ensemble. S’il faut tacler de la tête, on le fait."






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