Kompany: "Gomez était touché par son erreur"

Anderlecht a vu une erreur de son meilleur joueur depuis le début de saison lui coûter deux points.

Romain Van der Pluym (avec Y. T.)
Kompany: "Gomez était touché par son erreur"
©BELGA

Il n’a habitué personne à ce genre d’erreur. D’habitude, les prestations de Sergio Gomez sont souvent mises en avant pour ses assists, buts ou centres millimétrés. De son premier Clasico à domicile, on retiendra davantage son erreur de fin de match que son festival de gestes techniques.

À la 86e du match, suite à un pressing du Standard sur Hoedt puis sur lui, Gomez a tenté de rendre le ballon à son gardien. Nonchalant, il a choisi de tenter le coup de l’extérieur du gauche au lieu d’assurer une passe tendue du droit.

À la question "Qui est en tort sur le but ?", Kristoffer Olsson a répondu. "Sergio fait la passe… mais il est notre meilleur joueur depuis le début de saison. Ce genre d'erreur peut arriver à tout le monde. Elle est à imputer au groupe, pas à un seul joueur."

Wesley Hoedt n'en voulait absolument pas à son équipier. "On ne peut pas dire le moindre mot négatif sur Gomez. Il a été exceptionnel tout au long de la saison. Il va apprendre de cette erreur."

Vincent Kompany l'a également défendu en conférence de presse : "Je fais la distinction entre les erreurs 'honnêtes' de joueurs qui exécutent mal quelque chose et les bêtes erreurs qui sont commises par égoïsme. Sergio a commis une faute 'honnête'. Je le soutiens donc à fond. Il se donne toujours à 100 %. Pour moi, ce n'est pas important que Sergio ait fait une erreur."

Il ne pouvait toutefois pas cacher que son joueur était très déçu par ce qu'il a fait. "Il est touché par ce qui s'est passé. Je ne crois toutefois pas que ça va le freiner. Et si c'est le cas, il doit apprendre à gérer ces situations. En tant qu'ancien défenseur central, je sais que ce n'est pas agréable de marquer un autogoal. Mais il faut continuer."


"On a reçu une leçon de foot professionnel"

Cette saison, Anderlecht a rarement autant dominé un adversaire que le Standard. Vincent Kompany était donc déçu par les deux points jetés à la poubelle.

"Je l’avais senti venir, ce but égalisateur"

, dit le coach du Sporting.

"Le Standard ne s’était pas créé grand-chose, mais la menace était de plus en plus présente. La raison de notre relâchement ? On a pris trop à cœur nos occasions ratées. On était frustrés à cause des ratés."

En d'autres mots : Anderlecht a craqué mentalement. Kompany : "Ce qui m'a dérangé, c'est que le Standard soit resté sur sa lancée après avoir marqué son but, même si on avait dominé tout le match. Notre force est justement de continuer jusqu'à la dernière minute. On l'a fait contre Ostende à 10 contre 11 et contre OHL. Or, ici, on était un peu abattus. Je veux qu'on retrouve notre attitude qui fait partie de notre culture. Ce n'était que le premier match de l'année. J'ai le temps de remettre les pendules à l'heure."

Le jeu n'était pourtant pas mauvais. "Non, reprend Kompany, mais on aurait encore pu se créer plus d'occasions. Et on peut jouer à un rythme encore plus élevé. Avant le but du Standard, je vois qu'un de nos joueurs a été mis au tapis. Je dois revoir les images avant de juger s'il y avait faute. Mais bon, on doit s'en prendre à nous-mêmes. On a reçu une leçon de football professionnel."

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