Le sort de Kompany était scellé avant Bruges-Anderlecht

Anderlecht et Vincent Kompany qui se séparent : même si ce scénario se dessinait depuis une semaine, cela reste difficile à croire.

Le sort de Kompany était scellé avant Bruges-Anderlecht
©Belga
Dans son communiqué officiel, le Sporting souligne qu'il s'agit d'une décision prise de commun accord et dans un grand respect mutuel. Pourtant, après le match à Bruges, Kompany avait déclaré que la balle était dans le camp de la direction.

En réalité, la direction du Sporting avait déjà décidé la semaine passée qu'elle mettrait un terme à la collaboration avec Kompany. Et même s'il ne l'a pas avoué, Kompany le savait déjà avant le match à Bruges. Sa phrase "J'ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec ce groupe" était un petit dérapage verbal qui donnait la réponse à la question que tout le monde se posait.

C'est donc la quatrième défaite contre l'Union qui a été fatale à Kompany. Même si Anderlecht a réalisé une meilleure saison que la précédente, les défaites dans quatre matchs cruciaux sont impardonnables pour le duo Vandenhaute – Verbeke. Il s'agit de l'élimination européenne contre Vitesse, la défaite en finale de la Coupe contre Gand et les deux matchs de playoffs contre l'Union, quand Anderlecht a loupé l'occasion de se hisser à la deuxième place.

Les récents échecs ont provoqué pas mal de nervosité dans les bureaux de Neerpede. Et Vincent Kompany ne serait pas Vincent Kompany s'il ne s'était pas défendu par rapport aux critiques qui lui étaient adressées. Même un 0-5 à Bruges n'aurait pas changé la situation. La décision était prise. Monument ou pas : Kompany devait lâcher son bébé, le club où il a été formé et avec lequel il rêvait de rejouer la Ligue des champions.

Presque viré en novembre

Vandenhaute et Verbeke estiment que Kompany a eu assez de crédit. Ils ne le diront pas tout haut, mais ils estiment que Kompany a été entraîneur pendant… trois saisons. En effet, c'était déjà lui qui prenait les décisions quand son homme de paille Simon Davies était T1 et il a aussi influencé Frankie Vercauteren pendant ses 10 mois comme entraîneur principal.

Tout autre entraîneur aurait déjà été mis à la porte plus tôt. Cela a presque été le cas à la fin novembre. Si Anderlecht avait perdu à Charleroi, Kompany aurait reçu son C4. Ses patrons avaient d'ailleurs déjà exploré plusieurs autres...

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