Mazzù: l’Union et le RSCA se déchirent

Le cinquième derby bruxellois ne sera pas le plus beau de la saison. Il pourrait même finir devant les tribunaux.

Mardi en fin d'après-midi, Anderlecht a officialisé la venue de Felice Mazzù sur base d'un contrat à durée indéterminée. Nonante minutes plus tard, dans un communiqué, l'Union s'indignait de voir son ex-coach poser en mauve alors qu'aucun accord entre les clubs n'avait été trouvé. "Mazzù casse son contrat suivant la loi 78", estime-t-on à Saint-Gilles. Ce qu'on dément quelques kilomètres plus loin. "Dans l'attente de l'accord, Mazzù a donné son préavis comme tout employé normal. Ceci n'a absolument rien à voir avec l'utilisation de la loi 78 pour quitter son club sans indemnité de transfert."

Ces derniers jours, Anderlecht a bien essayé de trouver un accord financier avec l’Union. La direction a calculé ce qu’elle devait payer à l’Union selon la loi du travail et a fait une proposition légèrement supérieure. Une somme jugée ridicule au Parc Duden où on a fait une contre-proposition bien plus élevée. Trop pour le Sporting. D’où le passage en force provoqué mardi, avec le préavis de Mazzù.

Dans son communiqué, l’Union évoque une éventuelle suite juridique à donner à cette affaire. Ce qu’on souhaite éviter à Anderlecht. Les deux clubs cherchent encore à trouver un accord. Mazzù pourrait devoir payer une somme lui-même à l’Union. Somme qu’Anderlecht dit vouloir payer à la place de son nouveau coach. Mais les Saint-Gillois refusent. C’est Mazzù qui doit payer, selon la loi. Et si le RSCA verse la somme à Mazzù pour qu’il la transmette à l’Union, elle sera soumise à l’impôt (ce qui obligerait donc le Sporting à payer plus pour avoir le compte).

En attendant, l’Union estime que Mazzù doit respecter son préavis de plusieurs semaines, ce qui l’empêcherait de pouvoir être présent à la reprise des entraînements du Sporting, le 20 juin. Du jamais-vu dans le milieu du football. Le feuilleton ne fait que commencer.


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