Fabio Silva, heureux après avoir offert la victoire au Sporting: "Ma joie valait bien une carte"

Fabio Silva a encore bien aidé le Sporting, comme trois autres gamins de Neerpede.

Déjà sept buts. Sur les dix-huit inscrits par le Sporting cette saison. Fabio Silva (20 ans) est indispensable à l'équipe. Il est le leader technique et sa joie après son penalty traduisait bien le rôle important qu'il joue. "Je savais que j'allais prendre jaune en enlevant mon maillot (NdlR : et même son capteur data) mais ça en valait la peine. Avec l'émotion, tu peux faire ce genre de choses."

Tout n'a pas été rose pour autant pour l'avant-centre portugais. Il a accumulé de la frustration avant son but, surtout en première période avec de nombreuses courses dans le vide. "C'est parfois embêtant de ne pas avoir de bons ballons mais il faut toujours continuer à se battre. Je n'aime pas passer tout mon match à presser, je préfère rester près du ballon, mais c'est aussi mon job d'aider l'équipe. Marquer le penalty m'a fait du bien. Je n'ai pas douté. Quand je prends le ballon, je suis toujours convaincu que je vais marquer."

Un penalty provoqué par un dribble de Julien Duranville (16), à nouveau décisif lors de sa montée, même si c'était moins flamboyant que dimanche contre Louvain. "Il est imprévisible et c'est difficile de défendre contre lui, applaudit son capitaine Hendrik Van Crombrugge. C'est un luxe d'avoir de la qualité comme ça sur le banc, surtout quand le match est fermé."

Deux autres gamins ont aussi marqué des points jeudi : Yari Verschaeren (21) et Zeno Debast (18). "Je n'ai pu m'entraîner que deux fois cette semaine après ma grippe et je n'étais pas à 100 %", précise Verschaeren, pourtant décisif lors de sa montée au jeu à la pause. "Il a quand même réussi à amener du jeu entre les lignes, comme Arnstad. Ça a fait souffrir les Danois quand ils étaient fatigués", félicitait Van Crombrugge.

Quant à Debast, il a encore été impérial derrière et amenant régulièrement du danger offensivement après le repos. Son nom a carrément été scandé par le kop après la rencontre. "C'est un garçon doué mais aussi à l'écoute, détaille Van Crombrugge. Il est humble et il a envie d'apprendre. Il progresse dans son jeu défensif, tout en gardant ses qualités balle au pied. Il doit encore prendre un peu de masse musculaire mais ça viendra."

Dans la préselection de Roberto Martinez, tout comme Francis Amuzu, Debast vit un début de saison extraordinaire, restant imperméable à l’irrégularité de l’équipe. Le clean sheet européen de jeudi est aussi une récompense pour lui.

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