Scifo, Zetterberg, Vanden Stock, Vercauteren, les anciens mauves rendent hommage à Michel Verschueren: "Le Dernier des Mohicans est mort"

Les hommages sont nombreux pour saluer la carrière de Michel Verschueren.

Scifo, Zetterberg, Vanden Stock, Vercauteren, les anciens mauves rendent hommage à Michel Verschueren: "Le Dernier des Mohicans est mort"
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Les réactions sont venues de partout suite à l’annonce de la disparition de Michel Verschueren mercredi matin.

Roger Vanden Stock (son président à Anderlecht de 1996 à 2003) : "Je suis très triste. Michel m'avait appelé la semaine dernière mais mon téléphone était en silencieux. Je n'ai pas rappelé et j'ai de gros regrets aujourd'hui. J'aurais voulu lui dire au revoir. À mes yeux, Michel faisait partie de la famille. Sans lui, Anderlecht n'aurait pas remporté autant de titres. Mes premières années de président ont été difficiles et il m'a aidé en me donnant des conseils. Le football belge mais aussi européen perd un grand Monsieur."

Enzo Scifo (joueur à Anderlecht entre 1983 et 1987 puis entre 1997 et 2000) : "J'avais dit que je ne parlerais plus publiquement mais je fais une exception pour Mister Michel, par respect pour une grande figure du football belge. Il a eu une énorme influence sur ma carrière. Il me soutenait même quand j'étais à Bordeaux et à l'Inter. J'ai connu beaucoup de managers mais je le place au-dessus de tous les autres."

Aimé Anthuenis (entraîneur à Anderlecht entre 1999 et 2002) : "Michel n'était pas envahissant dans le domaine sportif mais il était une sorte d'inspirateur. Il était très actif et avait des idées fortes. Il savait tout sur chaque joueur mais aussi sur chaque employé du club."

Pär Zetterberg (joueur à Anderlecht entre 1989 et 2000 puis entre 2000 et 2003) : "Je me souviens très bien du jour où j'ai signé à Anderlecht. J'avais 16 ans, j'étais mal habillé, j'avais les cheveux longs et je portais une boucle d'oreille. Le regard de Michel en disait long mais il avait réussi à ne rien dire. Plus tard, il m'a conseillé d'être plus sobre et je l'ai écouté. Il était content parce qu'il était très vigilant de l'image du RSCA. Il plaçait les intérêts du club avant les siens."

Franky Vercauteren (joueur à Anderlecht de 1975 à 1987 puis entraîneur de 1998 à 2007) : "Je n'ai pas toujours quitté Anderlecht dans de bonnes conditions mais Michel est toujours resté le même. Je ne me suis jamais disputé avec lui. Il était unique et beaucoup devraient s'en inspirer. Il m'envoyait encore régulièrement des messages pour me féliciter quand je faisais quelque chose de bien."

Johan Boskamp (joueur au RWDM de 1974 à 1982 puis entraîneur à Anderlecht de 1993 à 1997) : "J'étais surpris quand il m'a pris comme coach à Anderlecht. Je n'avais pas encore démontré grand-chose. Mais quand Michel vous avait à la bonne, ça aidait. On a parfois quelques discussions animées mais on a toujours gardé un bon rapport. Je suis triste. Le Dernier des Mohicans est mort."

Walter Baseggio (joueur à Anderlecht de 1996 à 2005 puis en 2007) : "Michel venait régulièrement voir jouer les jeunes et il m'a donné mon premier contrat pro. Il savait tout du club, il suivait tous les entraînements. Sa porte était toujours ouverte. J'en ai souvent profité pour aller bavarder avec lui. Je suis très triste aujourd'hui."

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