Marc Coucke réagit à la vente truquée d'Anderlecht: "Le préjudice subi devra évidemment être compensé"

Le propriétaire du RSCA ne se dit pas surpris par ces nouvelles révélations.

ANDERLECHT, BELGIUM - NOVEMBER 13 : Coucke Marc Owner of Anderlecht during the Jupiler Pro League match between RSC Anderlecht and KRC Genk on November 13, 2022 in Anderlecht, Belgium, 13/11/2022 ( Photo by Vincent Kalut / Photonews
Marc Coucke a racheté Anderlecht il y a un peu plus de cinq ans. ©VKA

Ce mercredi matin, nous apprenions que quatorze suspects sont visés pour des soupçons de vente truquée d'Anderlecht à Marc Coucke.

Le principal intéressé n’est pas surpris par le renvoi en correctionnelle d’anciens décideurs du Sporting d’Anderlecht visés pour des soupçons de vente truquée du club bruxellois en 2017. En colère contre Van Holsbeeck, Henrotay et consorts, Coucke dit qu’il vit mal ces dernières révélations. “Quand vous reprenez un club d’une telle importance, pour autant d’argent, vous voulez que tout se déroule normalement. Mais ce n’est pas le cas et c’est un coup dur.”

Les onze personnes et trois entreprises qui étaient impliquées dans la vente du club en 2017 sont poursuivies pour escroquerie, faux, blanchiment d’argent, corruption privée, violation du secret professionnel et abus de confiance.

Si l’enquête se poursuit toujours, Marc Coucke assure d’ores et déjà que “les dommages subis devront être compensés.” Et d’affirmer avoir “senti rapidement que les choses n’allaient pas, qu’il y avait des pratiques peu recommandables”, juste après sa prise de fonction. “Entre-temps, cinq ans se sont écoulés. Je reste combatif et laisse mes avocats faire leur travail”, a-t-il précisé.

L’homme d’affaires ne veut par contre pas se cacher derrière cette affaire pour justifier le malaise chez les Mauves, qui pointent péniblement à la 11e place du championnat. “Cela n’a rien à voir. […] Ce club et les supporters méritent mieux.”

Les inculpés risquent des peines pouvant atteindre cinq ans de prison, des peines d’amende, de travail. Cela vaut également pour l’ancien président Roger Vanden Stock. “Son influence indéniable et incontestable depuis des décennies sur la structure du RSCA, sa position majoritaire au sein de l’actionnariat et les différentes constatations posées par rapport aux différents mandats donnés par le conseil d’administration du club pour réaliser la vente justifient le renvoi en correctionnelle, nonobstant son âge avancé et son absence d’antécédent judiciaire”, peut-on lire dans le réquisitoire du magistrat fédéral.

A ses côtés, l’on retrouve l’ancien directeur sportif Herman Van Holsbeeck, le CEO Jo Van Biesbroeck, le directeur financier Rene Trullemans, l’administrateur et avocat Luc Deleu ainsi qu’un juriste. Il en est de même pour le cabinet d’affaires Clifford Chance et de deux de ses avocats, qui ont réalisé la vente en 2017. L’agent de joueurs Christophe Henrotay, deux de ses collaborateurs et sa société Foot Innovation font aussi l’objet d’une demande de renvoi devant le tribunal.

Il reviendra à la chambre du Conseil de statuer, dans le courant du mois de février, sur les suites à donner à cette affaire.

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