Le Sporting avait pu cacher sa méforme et son manque de créativité pendant trois matches

ANDERLECHT Tout le monde était d’accord pour dire qu’Anderlecht fut le grand vainqueur du mercato  : il s’est débarrassé de Polak et s’est renforcé avec Veselinovic et Seck, deux atouts pour l’avenir. Vu les derniers matches de 2010 – dont une victoire facile au Club Bruges –, rien ne pouvait plus arriver au Sporting. La question n’était plus qui serait champion, mais qui de Genk, Gand, Bruges ou le Standard serait vice-champion.

Quelques semaines plus tard, Genk est revenu à égalité de points avec Anderlecht en tête du classement. Et surtout : Anderlecht n’a pas encore joué un seul bon match en 2011. Si le Sporting a gagné trois de ses six rencontres, c’est bien grâce à Silvio Proto, l’homme du record. Et grâce à Boussoufa (centre pour Gillet contre le Standard et pour Kanu contre Saint-Trond, et but contre le Cercle).

En championnat, Anderlecht a longtemps pu cacher sa méforme. En Coupe d’Europe, la punition a été immédiate. Et dire que c’est contre l’Ajax que les Mauves ont joué leur meil-leure demi-heure de l’année. À Westerlo, par contre, tous les points faibles du Sporting sont remontés à la surface.

Qu’est-ce qui cloche au Sporting ? Le stage avait tout de même été parfait ? Tout le monde devrait quand même être affûté à cette période de l’année ? Mais au lieu de cela, on a vu une équipe sans idées, qui ne s’est pas créé une occasion réelle contre un Westerlo qui avait mis quatre joueurs (dont Henrique) au repos, et où Iakovenko jouait sur une jambe.

Une chose est sûre : Anderlecht dépend plus que jamais de Boussoufa. Il a connu un off day à Malines et était malade à Westerlo. Et Lukaku n’a plus marqué depuis le 26 décembre contre le Lierse. Quand des Suarez, Kanu ou Gillet restent également en dessous de leur niveau, Anderlecht n’est qu’une équipe très limitée. Surtout quand Jonathan Legear se retrouve une fois de plus dans le cabinet médical.

Les fans, eux, n’ont pas digéré la double défaite. Selon certains, le manque de combativité à Westerlo était dû au transfert que certains joueurs ont déjà en tête. Accordons aux joueurs le bénéfice du doute.

En tout cas, même si la qualification à l’Ajax est une mission impossible, une victoire prestigieuse – comme le 1-2 au Bayern Munich en mars 2008 – pourra rebooster l’équipe avant la visite de Genk.



© La Dernière Heure 2011