Le stade serait moins rempli, il y aurait moins de matchs et moins d’argent télé.

La participation aux PO2 aurait d’importantes conséquences financières. La perte est estimée à environ 3 millions. Premièrement, les matchs attireront moins de public. Généralement, le stade est sold out pour les matchs au sommet en PO1. En PO2, peu de places seraient vendues en vente libre. Et beaucoup d’abonnés resteraient chez eux, surtout si les affiches ne sont pas attrayantes. Résultat des courses : la vente de boissons et snacks chuterait, et les restaurants du stade n’attireraient pas autant de clients.

Deuxièmement, la nouvelle formule des playoffs 2 n’arrange pas Anderlecht. Au lieu des dix matchs de la saison passée, dont cinq à domicile (il y avait deux poules de six) et éventuellement une finale face au vainqueur de l’autre poule, la Pro League a opté pour quatre poules de quatre équipes. Cela signifie trois matchs à domicile, avec la possibilité de jouer des demi-finales et la finale. Il faudra donc terminer premier de la poule et gagner la demi-finale pour arriver à dix matchs.

Et, troisièmement, Anderlecht va perdre de l’argent télé en ne terminant pas dans le top 6. Il est difficile de déterminer la perte exacte, vu que le calcul tient compte des résultats des cinq dernières saisons. La saison passée, Anderlecht avait reçu 6,59 millions. C’était moins que Bruges (8,05 millions) et le Standard (6,94 millions), mais plus que Gand (6,55 millions) et Genk (6,01 millions), qui était pourtant champion mais qui avait moins bien presté les saisons précédentes.

La non-qualification pour les PO1 a aussi des conséquences financières indirectes. La valeur des joueurs va baisser, le club sera moins attrayant pour les sponsors et moins de supporters risquent de prolonger leur abonnement.