Van den Brom a ramené son noyau à 23 joueurs, le Suédois est l’une des victimes

ANDERLECHT Hier matin, vingt-deux Anderlechtois s’entraînaient devant un public nombreux sur le terrain principal du centre de Neerpede. Vingt-deux joueurs sur trente répertoriés dans le noyau A. Si Ronald Vargas était aux soins, les sept autres étaient un peu plus loin, sur un autre terrain, en compagnie des Espoirs de René Peeters : Andy Najar, Frank Acheampong, Michaël Heylen, Fernando Canesin, Jordan Lukaku, Mehdi Tarfi et Samuel Armenteros.

Pour les playoffs, John van den Brom a élagué son groupe pour travailler dans les meilleures conditions possibles. Il ne reste que huit rencontres avant la fin de la saison et l’entraîneur néerlandais n’a plus besoin d’un noyau extrêmement large. Avec vingt-trois éléments (dont trois gardiens et en comptant Vargas), VdB a suffisamment de matériel.

Si le renvoi des jeunes et même de Canesin chez les U21 n’est pas une surprise, celui d’Armenteros est plus étonnant. Le Sporting avait fait beaucoup pour prendre le Suédois dès le mois de janvier alors qu’il serait arrivé gratuitement en fin de saison, après l’expiration de son contrat à Heracles Almelo où il était l’une des révélations en Eredivisie. Les dirigeants avaient déboursé 300.000€ pour obtenir ses services avec six mois d’avance.

Hier, en quittant l’entraînement, Samuel Armenteros n’avait d’ailleurs pas son habituel sourire, c’est le moins que l’on puisse écrire. La veille, il avait tweeté que “le monde du football n’était pas honnête”, tout en précisant à ses followers qu’il était “fit à 100 %”. Il ne s’attendait évidemment pas à de pareilles difficultés en signant en Belgique.

Si l’on peut admettre la frustration du joueur, on peut aussi comprendre le choix de John van den Brom. Depuis son arrivée, Samuel Armenteros n’a pas vraiment convaincu. S’il a sauvé un point au Club Bruges sur un assist de Demy de Zeeuw en fin de phase classique, il a rarement apporté quelque chose de concret lors de ses quelques montées au jeu. L’entraîneur néerlandais a préféré conserver avec lui Gohi Bi Cyriac, en pleine phase ascendante et qui a encore montré de bonnes choses hier à l’entraînement. Sous contrat jusqu’en 2016 au Sporting, Armenteros devra, lui, plutôt miser sur le début de la saison prochaine pour se montrer.


© La Dernière Heure 2013