Ces dernières semaines, les changements effectués en deuxième période par Vincent Kompany ont bien souvent porté leurs fruits. Benito Raman, monté au jeu à un quart d’heure du terme, a eu un impact instantané en égalisant deux minutes plus tard à peine. "En toute honnêteté, je n’étais pas forcément frustré ou irrité, mais plutôt déçu de ne pas commencer un match si important", a détaillé l’attaquant. "Mais, après coup, je fais trembler les filets et je suis heureux."

S’il est le meilleur buteur mauve avec six réalisations toutes compétitions confondues, Raman a commencé la rencontre sur le banc pour la quatrième fois d’affilée. "Cette fois-ci, c’était un peu différent. Le sentiment de déception prédominait plus que lors des semaines précédentes parce que je ne m’y attendais pas. Mais c’est le choix du coach."

Kompany a effectivement tenté de nouvelles combinaisons sur le front de son attaque, en associant Joshua Zirkzee et Yari Verschaeren ce dimanche par exemple ou en intégrant Christian Kouamé dans le jeu de chaises musicales. Reste que Raman ne semble pas avoir redescendu dans son estime. "J’ai énormément d’amour pour lui, il donne tout", a confié l’entraîneur du Sporting. "Beni, c’est Beni. Il est un élément créatif. Je savais qu’il allait apporter un grain de folie. Il a déjà joué beaucoup depuis le début de la campagne, il ne faut pas l’oublier non plus. Parfois dans ce genre de match, c’est plus facile de jouer les 30 dernières minutes que les 60 premières."

Vu qu’il avait déjà fait le même coup contre Ostende sept jours plus tôt, Raman a forcément fait honneur à sa réputation de ‘supersub’. "Je veux jouer tous les matchs, toutes les minutes, mais pour l’instant j’ai ce statut et je l’accepte. Je suis monté au jeu lors des quatre derniers matchs. Mon objectif est de commencer."

Quand il entre au jeu, il a le don de revigorer toute la ligne offensive. "C’est mon style de jeu, je viens toujours pour presser, pour courir et rendre service à l’équipe."

Grâce notamment à sa ruse qui lui a permis de tromper Simon Mignolet. "J’ai couru et puis j’ai vu Amuzu (NdlR : qui a délivré la passe décisive en le lançant en profondeur) et Simon (Mignolet) qui s’est un peu décalé à droite et c’est pour cette raison que j’ai décidé de frapper directement."

Une action qu’a évidemment appréciée Kompany. "Beaucoup de gardiens anticipent le centre dans ce genre de situation", a expliqué le T1 du RSCA. "Il est important de pouvoir faire douter les gardiens, nous aurons peut-être plus d’occasions dans d’autres matchs grâce à cela."

Encore faudra-t-il faire preuve de plus de justesse que face aux Brugeois. "Si on regarde le match dans son ensemble, on doit toujours gagner", avoue Raman. "Est-ce deux points de perdus ? Oui, je pense bien. Mais nous avons montré une belle réaction et nous pouvons être contents. Nous avons mieux joué que Bruges. Nous avons marqué sept fois contre Malines, il faudrait mieux équilibrer. Anderlecht est la meilleure équipe de l’histoire. À la maison, nous devons toujours battre le Club."