Le Hondurien est satisfait de ses débuts officiels avec Anderlecht, mais sait qu'il peut faire mieux

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ANDERLECHT Le temps presse déjà pour Victor Bernardez. L'option d'achat le concernant devant être levée avant le mois de mars, le Hondurien n'a déjà plus que quelques matches pour convaincre. Auteur d'une prestation musclée face au Cercle, Muma , aussi souriant qu'il est imposant, se confie sur son adaptation et sur son avenir.

Victor Bernardez, qu'avez-vous pensé de votre premier match ?

"Je suis déçu de la défaite mais sur un plan personnel, je suis content, car j'estime avoir fait un très bon match. Au fil des minutes, je me sentais de mieux en mieux, même si je manque encore de rythme. Vous ne verrez mon vrai visage que dans trois ou quatre matches."

Vous avez ressenti beaucoup de pression sur vos épaules avant cette première devant votre nouveau public ?

"Par rapport aux supporters, j'étais relax. Mais il était tout à fait normal de ressentir un minimum de pression : sinon, il ne faut pas jouer au football !"

La défense était composée d'un Belge, d'un Serbe, d'un Néerlandais et d'un Hondurien. Pas évident, pour la communication...

"C'est vrai, surtout que je ne parle que l'espagnol. Nous devons apprendre à nous connaître. Mais des gestes simples et quelques mots suffisent à la bonne mise en place d'une défense."

En première période, vous avez voulu tirer un coup franc lointain mais Biglia s'est interposé...

"J'avais vraiment envie de frapper. J'ai déjà marqué beaucoup de buts comme ça au Honduras, bien plus que de la tête. Mais j'ai respecté l'ancienneté de Biglia. À moi de montrer au groupe, lors des entraînements, de quoi je suis capable. Après ça, on me laissera tenter ma chance sur coup franc."

Pendant ce match, vous avez aussi demandé à Biglia de refaire vos lacets, pour ne pas devoir enlever vos gants. Vous avez peur du froid à ce point ?

"Il faut s'habituer à un climat comme celui-ci, mais le froid ne diminuera jamais ma détermination à m'imposer ici."

Vous avez très peu de temps pour convaincre. Ce n'est pas l'idéal.

"Je sais, mais je reste serein. Ce n'est pas comme si je disputais tous les jours la finale de la Coupe du Monde ! Je travaille dur tous les jours, car l'entraîneur m'a dit que la décision ne dépendrait pas seulement de mes prestations en matches. Mon comportement au quotidien va également être déterminant."

Qui vous a le plus impressionné dans le noyau anderlechtois ?

"Je dirais Polak, Gillet et Suarez. Sans oublier Juhasz. Je ne vois d'ailleurs pas Roland comme un concurrent : je sais que nous pouvons jouer ensemble."



© La Dernière Heure 2009