Anderlecht Besnik Hasi explique comment il a renversé la vapeur : "J’ai refusé de leur montrer les erreurs commises contre Ostende".

Besnik Hasi a retrouvé le sourire après la semaine la plus difficile de sa carrière. "Après le match, ma première phrase dans le vestiaire était : ‘Pourquoi ? Pourquoi cette prestation aujourd’hui, et pas la semaine passée ?’ Je n’ai pas reçu de réponse."

Quelle est - selon vous - l’explication ?

"Nos trois plus mauvais matches de la saison - à Mouscron, Beveren et Ostende - on les a joués sur un mauvais terrain, dans un petit stade. À Beveren et Mouscron, il y avait du vent et il pleuvait. Et ce dimanche, le stade était comble, le terrain était magnifique et le soleil brillait. Je suis convaincu que sans ce but sur hors-jeu, on aurait marqué d’une autre façon. La qualité y était, ce dimanche."

Comment avez-vous renversé la vapeur ?

"Lundi, après Ostende, le plus dur a été fait. J’aurais pu attaquer mes joueurs en leur montrant les erreurs du match. Je n’ai rien analysé du tout. J’ai souligné le positif. Le 10 sur 15, qui était meilleur que Bruges, les trois matches à domicile qui devaient venir…"

Dans les journaux, vous n’avez pas été épargnés.

"J’ai utilisé tout ce que j’ai trouvé pour provoquer et stimuler mes joueurs."

Après un temps, le public a soutenu votre équipe.

"Les joueurs devaient donner le premier signal : celui de vouloir gagner. Puis, le public a suivi. On a retrouvé notre douzième homme. J’espère qu’on a récupéré un tout petit peu de crédit auprès de nos fans."

On ne reconnaissait pas vos joueurs.

"Ils ont tous atteint leur niveau. Et certains d’entre eux ont même surpassé leur niveau. Je pense à Büttner, par exemple. Ou à Djuricic, qui est très bien monté. Il peut encore nous rendre de grands services lors des quatre derniers matchs."

Et Tielemans ? Il se cherchait en première mi-temps, mais a été très fort en seconde période.

"Mentalement, Youri est très fort. Je crois qu’avant le repos, il a peut-être été surpris par la chaleur. Mes médians ont fait leur boulot. Ils ont beaucoup donné."

Chapeau à Nuytinck, qui s’était fait ridiculiser après son match et son comportement à Roulers.

"Il n’y a pas eu d’incident entre Bram et moi à Roulers. On a ri du fait que les médias en ont fait un drame. Lundi, j’ai déjà dit à Bram qu’il jouerait. Il ne se laisse pas facilement déstabiliser. Mes défenseurs ont d’ailleurs été bons à la construction. On avait travaillé cela en semaine. Et on a osé."

Vous restez dans la course au titre.

"Si on avait perdu, on pouvait tout oublier. Mais ici, tout reste possible. C’est faux de dire que Gand ou Genk sont éliminés. Gand reçoit Bruges. Si Gand gagne, Bruges aura la pression."

Comment avez-vous vécu cette semaine difficile ?

"Des critiques, il y en a toujours à Anderlecht. Mais parfois, il y en a plus qu’à d’autres moments. On fait avec…"