L’Argentin est déterminé à effacer les trois défaites via une victoire contre Genk : “Je suis un très mauvais perdant”

ANDERLECHT Vu le retour imminent d’Olivier Deschacht, Lucas Biglia ne portera bientôt plus le brassard de capitaine. Mais hier, c’est en véritable patron qu’il a fait passer un message clair à ses coéquipiers et aux supporters : “N’ou-blions pas les trois défaites consécutives et prenons notre revanche face à Genk !”

Les défaites 0-3, 2-0 et 2-0 sont-elles digérées ?

“Il est clair que le groupe est encore affecté. Surtout par le 0-3, qui n’était pas mérité et qui nous a donné un coup au moral. Mais cette semaine, on sent que l’envie et la bonne humeur sont de retour. Anderlecht se sent comme un lion blessé. Et un lion blessé, on sait qu’il peut être dangereux. On a envie de revanche, après ces trois baffes.”

Le match n’a rien de décisif.

“C’est vrai : il nous reste 12 matches. Mais ce serait très important de renouer avec la victoire, ne fût-ce que pour reprendre la tête du classement avant le début des playoffs.”

Vous n’êtes pas habitué de perdre.

“En effet. Je suis un très mauvais perdant. Anderlecht a une culture de la victoire, et c’est difficile à accepter de perdre. Demandez à tous les gens qui me côtoient, même hors du foot, si je suis une personne agréable quand on perd...”

Selon Kouyaté, une victoire est la meil-leure façon de demander pardon à vos supporters pour les trois défaites.

“Il a raison. Quand je voyais le nombre de cars belges qui étaient garés sur le parking à l’ArenA, cela m’a fait chaud au cœur. Des milliers de supporters s’étaient déplacés pour nous voir gagner, mais ils sont rentrés déçus. Tout comme nous...”

Vous aviez parlé d’un problème de mentalité en début de match à l’Ajax.

“Il y avait un problème de conviction. Nous n’étions pas prêts pour un gros match, suite aux 0-3 et 2-0. Nous n’avions pas eu le temps de relever la tête.”

Le week-end à Rome vous a fait du bien ?

“Cela nous a tous fait du bien d’avoir un week-end de libre. On a tous pu nous remettre en question, on a pu avaler la pilule amère et recharger les batteries. Même si l’Ajax était un adversaire fort, nous espérions arriver plus loin en Europa League. Il ne nous reste plus qu’un objectif : le titre.”

La première place de Genk vous surprend-elle ?

“Non. Déjà en arrivant à Anderlecht, en 2006, Genk était notre principal concurrent au titre. C’est un bon club formateur, avec un coach qui connaît très bien Anderlecht.”

En parlant de Vercauteren : est-ce que vous êtes un joueur différent selon que Jacobs ou Franky vous coache ?

“J’avais vingt ans quand Franky était mon coach. Il a eu une grande influence sur moi, puisque je me retrouvais dans un nouvel environnement, dans un autre championnat et une autre culture. C’est lui qui m’a mis dans l’équipe. Sous Jacobs, j’étais déjà plus mature, mais lui aussi, il m’a fait confiance, notamment en me donnant le rôle de vice-capitaine.”



© La Dernière Heure 2011