Le ton était immédiatement donné, dès le début de l’interview. "Pendant le Ramadan, vous ne pouvez pas mentir donc tout ce que je vous dis ici est la vérité", prévient-il. Que ce soit sur sa relation avec Vincent Kompany, son avenir au Beerschot ou à Anderlecht, Bakkali s’est confié en toute franchise.

Son choix pour le Beerschot

"Le Sparta Rotterdam me convoitait et il y avait des offres émanant des États-Unis mais je voulais rester en Belgique. Ça ne s’est pas trop bien passé avec Vincent Kompany donc j’ai pensé que c’était une bonne solution quand le Beerschot est venu. Je souhaitais retrouver le plaisir de jouer. Avant de venir, Will Still m’a appelé. Je me sens bien ici."

Sa condition physique

"Je pense que je suis actuellement à 70 % de mes capacités. Mes derniers matchs complets remontent à octobre dernier donc je ne peux être à 100 %. Cet été, je suis passé de 17 % à 6 % de masse graisseuse. J’ai toujours pris des kilos en vacances mais j’ai toujours réussi à me remotiver par la suite. La seule chose que je re grette dans ma carrière, ce sont les blessures à répétition."

Son avenir

"Quand je suis parti, Peter Verbeke m’a dit que la porte d’Anderlecht n’était pas forcément fermée. Personne ne peut prédire son avenir. On verra si le Beerschot lève l’option d’achat. Le plus important actuellement, c’est mon temps de jeu."

Sa relation avec Vincent Kompany

"Lorsqu’il est arrivé à Anderlecht, j’étais très motivé pour me montrer. Mais le fait que j’ai été remplacé à la mi-temps face à Bruges a été un coup dur. Pourquoi suis-je revenu après avoir été dans le noyau B ? Je pense que personne ne sait. Il faut demander à Vincent Kompany."

Son image d’enfant terrible

"C’est surtout au PSV qu’on a donné cette image de moi. Mais avez-vous déjà entendu des histoires sur moi à Anderlecht ou au Beerschot ? J’ai toujours été un garçon calme. Ma grande force, c’est de ne pas me préoccuper de ce qui se dit sur moi."