Canesin s’était fracturé le pied pendant sa période de test, mais intègre le noyau A

ANDERLECHT Anderlecht a donc terminé la saison de façon dramatique, mais a découvert un nouveau talent : Fernando Canesin Matos, un meneur de jeu brésilien de 19 ans. Qui est-il ?

Canesin est arrivé à Anderlecht en février 2010, en provenance du club Ole Brazil. Il avait 17 ans, et était convoité par les plus grands clubs européens et par le Werder Brême. “J’ai reçu un contrat de six mois pour convaincre Anderlecht de m’offrir un contrat de 4 ans.”

Son premier objectif, il l’a atteint en juin 2010. Pourtant, il avait écopé d’une carte rouge contre Courtrai, et surtout : il s’était blessé à la fin mars.

“Je me suis fracturé le métatarse du pied, et j’ai subi une opération” , dit-il. Sa bonne mentalité l’a aidé à convaincre les dirigeants du Sporting. En quelques mois, il s’était très bien adapté, et il parlait déjà le français...

Cette saison-ci, il était un des piliers des U21 de Geert Emmerechts, qui a très facilement remporté le titre.

Ce n’est que le 2 mai qu’il a été convoqué pour un entraînement à douze avec le noyau A, tout comme De Greef, Garcia-Calvete et Kabasele, mais sans les titulaires de la veille contre Bruges. Contre Gand et au Standard, il était dans le noyau de 20 mais pas sur le banc. Contre Lokeren, il a épaté le public.

Canesin a été acclamé, mais son nom n’a pas été scandé, parce que les gens ne le connaissaient pas. D’ailleurs, comment faut-il l’appeler ? Canesin ? Fernando ? Ou Matos ?

“Le public peut choisir” , sourit-il. “Mais Fernando est le plus facile. Au Brésil, mon surnom était Cané.”

Ses coéquipiers l’ont accueilli chaleureusement dans le groupe. “C’est une belle surprise, cette première titularisation”, dit Guillaume Gillet. “Il a joué sans complexes dans des conditions difficiles, vu l’ambiance qui règne au club. Il a laissé entrevoir de très bonnes choses contre Lokeren. Mais j’espère que la presse et les alentours du joueur ne vont pas déjà en faire une star. Il a encore beaucoup à apprendre. Ce n’est qu’après 15 matches en D1 qu’on pourra dire qu’il est un futur grand.”

Ariël Jacobs confirme: “Nous n’étions pas tellement étonnés dans la mesure où son potentiel est énorme. En plus d’une qualité technique naturelle, il dispose d’une excellente vision du jeu, de la vitesse, un bon jeu de position et il aime la profondeur. Bref, tout ce qu’un footballeur moderne doit posséder. Avec cette prestation devant Lokeren, il a démontré qu’il méritait sa place dans le groupe la saison prochaine.”



© La Dernière Heure 2011