Le Standard réussit mieux à Kompany le coach qu’à Kompany le joueur. Sur les trois Clasicos à l’extérieur auxquels il a participé au début des années 2000 sous la vareuse d’Anderlecht, il n’en a pas gagné un seul : deux défaites et un nul.

Le rapport de force a bien changé depuis qu’il est entraîneur avec 100 % de victoires (1-3 la saison passée et 0-1 ce dimanche). Elles n’étaient pas les plus belles mais, pour un jeune coach, elles sont cruciales pour asseoir son statut au sein du club et auprès des supporters.

Vincent Kompany a, en plus de changer sa propre histoire avec les Mauves, mis fin à une longue impossibilité des Anderlechtois à gagner deux fois d’affiliée à Sclessin. Pour retrouver deux succès de rang des Mauves à l’extérieur dans un Clasico, il faut remonter au siècle dernier et à la fin des années 90. C’était lors des saisons 1997-98 et 1998-99. Lors de la première des deux victoires (1-2), on retrouvait des noms comme Scifo ou Zetterberg sur la feuille de match. La deuxième n’est autre que le fameux 0-6 de 1999 avec un triplé de Radzinski.

Kompany a encore du pain sur la planche pour égaler la série qui s’est arrêtée ce soir de mai 1999 sur une 5e victoire d’Anderlecht d’affilée sur la pelouse du Standard.